La parole à l'inconscient

14 novembre 2020. J’en suis où dans ma vie ?

Cela fait maintenant quelques mois que je cherche à réorganiser ma vie en quête d’apaisement face à toutes les difficultés rencontrées avec la covid-19. Paradoxalement, c’est cette même pandémie qui m’a révélé une direction de vie en totale opposition avec celle que j’avais empruntée ces dernières années.

L’indépendance financière

Voilà ma quête depuis fin janvier 2015, date officielle de la création de ma toute première vraie entreprise (je ne compte pas l’auto-entreprise créée avant en attendant de quitter mon CDI de l’époque).

Mon souhait à long terme était le suivant : pouvoir m’assurer une sécurité financière afin de profiter pleinement de la vie sans me soucier des fins de mois. Je viens d’une famille modeste et je sais ce que vivre dans l’insécurité financière signifie. J’ai donc cherché à me construire en opposition. L’espoir qu’un jour je pourrai vivre avec passion, et supprimer de mon quotidien toute la pression de travailler pour survivre. Plutôt que de passer 45 ans de ma vie à travailler pour bénéficier d’une retraite fictive (qui sait de quoi sera fait notre société dans 45 ans ?), j’étais prêt – en tout cas je le pensais – à consacrer 15 ans de ma vie à construire un patrimoine en travaillant d’arrache pied, tout en étant économe au possible et en calculant chaque investissement avec la plus grande discipline. Une vie temporaire de restrictions et de planifications pour parvenir enfin à être libéré de toute contrainte ensuite.

Un vœu pieux

Je me suis rendu compte petit à petit que le besoin d’accumuler de l’argent transformait malicieusement la plus grande passion de ma vie (l’hypnose) en corvée tant les démarches administratives se multipliaient de manière incontrôlable depuis 2015 à mesure que l’entreprise grandissait avec Street Hypnose d’abord, et HUNKAAR ensuite. Street Hypnose et HUNKAAR n’étaient pas au départ des services rémunérateurs. C’étaient juste des miroirs de mon parcours et de mes expériences personnelles que j’ai cherché ensuite à partager au plus grand nombre.

Street Hypnose a commencé par un blog relatant mes sorties dans la rue. HUNKAAR a commencé à partir du moment où j’ai cherché à explorer toutes les possibilités inconscientes afin de devenir hypnotisable. J’en ai fini par faire de la communication avec mon corps une philosophie de vie. HUNKAAR, dans mon for intérieur, est une belle aventure qui s’est construite dans la face cachée du monde. Dans l’intimité la plus totale. Avec des belles réussites, et de beaux ratés aussi, je suis finalement devenu très réceptif à l’hypnose.

J’ai envie d’explorer d’autres contrées désormais. Je sens en moi l’envie, le désir même. Mon corps a tellement de choses à m’apprendre encore. C’est quoi la suite d’HUNKAAR ?

Vivre ou travailler, il faut ne pas choisir

J’ai cherché à mettre en évidence un juste milieu entre les projets qui rémunèrent et ceux qui participent à mon équilibre psychocorporel. C’est sur cet aspect que je dois encore mûrir. Mes projets professionnels suivent depuis le début mes évolutions de vie personnelles. Le risque, c’est quand ils se superposent et finissent par me consommer toute mon énergie disponible, comme Street Hypnose et HUNKAAR aujourd’hui. C’est comme s’ils pouvaient à la fois être vitaux dans mon besoin d’évolution financière, et destructeurs dans ma recherche d’évolution psychocorporelle parce qu’ils me pompent toute mon énergie et mon temps disponible.

Je ne regrette rien, mais il est grand temps que ça change.

J’évolue toujours beaucoup dans les coulisses, mais je ne partage plus assez sur Internet. Aveu d’échec : je n’ai pas réussi à établir une transition émotionnellement acceptable entre Street Hypnose – les vidéos que je tournais dans la rue, les articles du blog, le livre « la voix de l’inconscient – et HUNKAAR – quelques articles publiques « techniques », quelques articles publiques « confidences ». Tout le reste, qui je suis, mes recherches, sont réservés à mes stagiaires lors des formations en présentiel. Ils sont souvent surpris, et ravis même, de découvrir le vaste univers derrière la méthode HUNKAAR tout au long des 6 modules, et j’évolue moi aussi énormément à leurs côtés. Les personnes ressources qui reviennent sur des sessions ultérieures après avoir été certifiées m’interpellent souvent en me rappelant à quel point chaque session est unique tant les cours et les ateliers évoluent en même temps que moi. Dans la formation de praticiens en hypnose avec la méthode HUNKAAR, nous explorons la respiration, la spiritualité, notre être profond, et bien d’autres choses encore.

Comment je me suis perdu…

C’est comme si j’avais fragilisé la recette qui fonctionnait jusqu’alors pour moi. Il me manque quelque chose. Il me manque… VOUS. Pas forcément vous qui êtes en train de me lire. Vous, mes amis imaginaires dont je me raconte l’histoire qu’ils me lisent avec passion, m’encouragent, me soutiennent, m’apportent de la force à distance. Je n’ai même pas besoin que ce soit vrai et je n’ai pas besoin que vous jouiez ce rôle-là. Je publie sur Internet pour prendre du temps pour moi et ainsi faire ma thérapie. Je ne publie pas pour être reconnu. C’est aussi pour cette raison que mes publications ne sont pas régulières. Quelqu’un qui souhaite « percer » sur Internet doit publier plusieurs fois par semaine du « contenu » pour faire vivre sa communauté. Cela ne m’intéresse pas. Je ne suis pas une boîte à contenus, et je ne le serai jamais. J’ai eu beaucoup de chances avec Street Hypnose, parce que c’était encore une période facile pour décoller sur Internet.

Je me souviens un jour avoir reçu un message plein de ressentiment d’un hypnotiseur de rue (plutôt très connu aujourd’hui) qui se félicitait et me rabaissait parce qu’il m’avait dépassé en nombre d’abonnés sur YouTube. Cela faisait déjà des mois voire des années que j’avais totalement laissé tomber la chaîne YouTube de Street Hypnose. Les vidéos de la chaîne Street Hypnose étaient au départ une autothérapie visant à combattre mon extrême timidité et introversion. L’étape suivante fut les enregistrements pour les reportages télé. E=M6, envoyé spécial, enquête d’actualité etc.

Etape 1 : vidéos = danger

Depuis Envoyé Spécial, je n’ai montré qu’une seule vidéo de moi à visage découvert publiquement, et c’était pour montrer un phénomène d’hypnose un peu original. Toutes les autres vidéos ont été publiées depuis par mes collègues de Street Hypnose que je remercie d’ailleurs au passage : Thierry, Olivier, Nicolas, Marco et Romain.

Revenons quelques instants sur ce fameux reportage Envoyé Spécial. Des heures et des heures de tournages sur le thème « Hypnose : un outil pour tous » avec des séances d’apprentissage d’autohypnose, des thérapies éclairs en utilisant la communication avec l’inconscient, pour finalement n’apparaître que 30 secondes dans un reportage nouvellement intitulé : « alerte à l’hypnose de rue » avec mon visage en tête d’affiche. Je pensais m’entraîner avec ces grandes chaînes de télévision afin d’accroitre mon estime de moi. C’est quand même osé, d’accepter d’être filmé et vu par des millions de personnes sans aucun contrôle sur son image. Un vrai lâcher prise, idéalement récompensé par un chouette reportage valorisant mon estime et mon Ego devant des millions de personnes. Pour E=M6 c’est exactement ce qui s’est passé. Un joli petit reportage à la clé. Concernant Envoyé Spécial, je savais ce que j’avais tourné, donc j’étais tranquille, pensais-je. Sauf que je ne savais pas ce qu’ils avaient filmé à côté.

Au final, j’ai fait ma thérapie, ça c’est sûr. Mais pas dans le sens que j’imaginais au départ. J’ai dû voir mon psychologue une fois par semaine pendant des mois juste sur ce sujet-là pour comprendre ce qui s’était joué à l’intérieur de moi ce soir-là. Un acte de démolition de mon estime de moi parce que j’attendais qu’elle se construise grâce à la validation de l’autre.

Je me suis livré avec mon cœur, et ça s’est retourné contre moi.

En tout cas, c’est ainsi que je l’ai vécu dans mon corps, émotionnellement.

Alors j’ai arrêté. J’ai TOUT arrêté. La télé, mais les publications et vidéos sur Internet aussi.

Je n’ai jamais cherché la gloire ou la notoriété comme finalité. J’ai fait l’erreur de l’utiliser comme potentiel tremplin vers une meilleure estime de moi. J’ai emprunté la voie de la validation extérieure comme un raccourci plutôt que de continuer à combler mes failles intérieures à mon rythme.

Je me servais au départ de la plateforme Internet comme outil pour évoluer et grandir parce que le soutien de personnes inconnues me donne une énergie colossale. Je n’ai pas créé Street Hypnose pour devenir célèbre. Je n’ai pas créé HUNKAAR pour sauver le monde. J’ai créé tout ça POUR MOI. Depuis, j’ai refusé plusieurs dizaines de sollicitations pour des articles de journaux ou des reportages télévisuels. Il y a même eu le 20h de TF1 qui a atterri dans mes mails. Non merci.

Vu sous un autre angle, d’un point de vue purement professionnel (remplissage des formations) par exemple, ce reportage a eu des retombées positives. Je crois que cela fait écho à une citation que j’ai déjà entendue quelque part : « parlez de moi en bien, parlez de moi en mal, tant que vous parlez de moi ». Je ne m’identifie absolument pas à cette idée, mais force est de constater qu’elle s’est vérifiée dans mon cas. Cela a attisé la curiosité de beaucoup.

Etape 2 : il faut rembourser les crédits à tout prix !

C’est vraiment pénible de gérer une entreprise en France aujourd’hui, surtout quand on déteste la paperasse administrative. Je n’ai pas réussi à trouver la bonne manière de déléguer, sans prendre le risque de couler financièrement. Je me suis rendu compte que c’est un métier à part entière que d’apprendre à faire grandir une entreprise qui vend des services basés sur les compétences d’une seule et même personne. Je n’ai pas su faire. Toute ma formation initiale en chefferie de projets, basée davantage sur une approche de vente de produits, m’a au final plus desservie qu’autre chose. Mon entreprise gagnait suffisamment d’argent pour bien me rémunérer, mais je n’ai jamais réussi à me rendre remplaçable.

La grande majorité de mes stagiaires veulent être formés par le créateur de la méthode HUNKAAR et personne d’autre. Mes formations sont de vraies aventures humaines, il ne s’agit pas juste de transmission de techniques. Leur proposer un autre formateur était inacceptable à leurs yeux malgré mes quelques propositions.

J’ai, de plus, des barrières psychologiques qui m’ont empêché de croître. Exemple : j’ai toujours refusé de prendre des groupes de stagiaires de plus de 16 personnes malgré que mes formations étaient complètes des fois plus d’un an et demi à l’avance. J’ai même acheté un appartement d’une taille limitée et ne pouvant accueillir pas plus de 16 personnes, exprès pour ne pas être tenté. Choix louable éthiquement parlant, un atout même vu du côté des stagiaires, mais un gouffre financier mal calculé avec une dette énorme difficilement soutenable. Je me suis senti à ma place humainement parlant, mais j’ai condamné mon entreprise par mes choix.

Devant les montagnes de tâches qui s’accumulaient, j’ai fini par laisser de plus en plus de projets non rémunérateurs à l’abandon, comme le forum et la gestion des différentes équipes Street Hypnose à travers le monde (Réunion, Guadeloupe, Nouvelle Calédonie, Québec, Belgique, Suisse). Il y a quelques années, j’envoyais des badges et des pancartes gratuites aux équipes qui s’engageaient à respecter notre charte, j’organisais des regroupements réguliers pour que l’on puisse se retrouver autour d’un verre et d’une séance d’hypnose improvisée dans la rue. Une année j’ai même privatisé un restaurant, et nous étions plus d’une centaine de Street Hypnotiseurs le soir, venus des quatre coins de la France, de la Belgique et de la Suisse. L’après-midi, nous étions au moins le double à hypnotiser dans toutes les rues de Toulouse. C’était un moment inoubliable pour moi.

Street Hypnose à Toulouse

J’ai reçu il y a quelques jours un mail d’un jeune québécois super motivé pour reconstruire une communauté Street Hypnose à Montréal. Avant, j’aurais passé un temps fou à soulever des montagnes pour qu’il y parvienne (j’ai connu beaucoup d’hypnotiseurs de rue québécois). Aujourd’hui, je lui ai lâchement répondu qu’il allait devoir se débrouiller sans mon aide. Parce que je n’ai plus aucun contact. Et cela me rend triste.

J’avais pour projet depuis plusieurs années d’écrire une suite (ou plutôt une refonte) du livre « la voix de l’inconscient ». Mais pas le temps. DU TOUT. J’ai bien avancé lors du premier confinement et il me faudrait trois ou quatre autres périodes d’isolement avant de pouvoir le terminer à l’image de qui je suis devenu aujourd’hui. Là-encore, si je le mettais en vente demain en l’état, je gagnerais une certaine somme d’argent. Mais non. Ma thérapie avec cette refonte n’est pas terminée. Je ne ressens pas le « Go » intérieur m’autorisant à sauter le pas alors je dois continuer à travailler sur moi.

Autre projet abandonné, j’ai une chaîne Youtube perso, à mon nom, qui à la base devait être dédiée à des vidéos que je souhaitais faire sur l’hypnose et plus généralement sur tous les thèmes qui me passionnent. Hunkaar, le jeu de Go, la spiritualité, la respiration, la méditation, l’écriture automatique, l’ésotérisme, etc. Au final, la chaîne « Jean-Emmanuel COMBE » est vide de toute vidéo publique, tout en étant face cachée une vraie usine à gaz de vidéos privées (plus de 150, imaginez !) réservées uniquement à mes stagiaires.


Je suis devenu malgré moi un chef d’entreprise qui fait de son mieux pour gérer toutes les urgences du quotidien, et j’ai délaissé de plus en plus mes projets de cœur.

J’en ai marre.


Je souhaitais atteindre mon objectif d’indépendance financière vers 45 ans. Il fallait pour cela investir et construire un patrimoine le plus rapidement possible. Je me suis beaucoup endetté. Trop. Pourtant, avant la covid-19, mon projet maintenait son cap, au prix de ne jamais m’arrêter de travailler. On imagine souvent qu’avoir un bon salaire apporte forcément du calme et de la tranquillité. Pour moi, ce fut tout l’inverse. Je vous donne un exemple fictif ; quand on gagne 4 000€ par mois en tant qu’indépendant, et qu’on a 2 500€ de crédits mensuels à rembourser, cela veut dire que PLUS JAMAIS on ne peut faire de pause tant que les crédits ne sont pas totalement remboursés. Parce que si on venait soudainement à ne gagner plus que 2000€ demain, alors c’est la banqueroute. Pourtant, 2000€ par mois, c’est déjà une belle somme. Sauf quand on a 2 500€ de crédits à rembourser chaque mois et qu’il ne reste déjà plus qu’un large découvert au 5 du mois. J’ai construit par erreur un vrai château de cartes très fragile. Je gagnais bien ma vie, certes, mais jamais je ne me suis senti « aisé » dans le sens « plus de soucis financiers ». Tout ce que je gagnais, je l’investissais « pour plus tard » afin d’être un jour indépendant financièrement et ne plus courir après l’argent.

Je n’ai jamais autant couru après l’argent que depuis que j’ai décidé que je ne voulais plus courir après. Ironie du sort.

J’avais pourtant bien anticipé depuis le début un deuxième, et même un troisième confinement. Cela me paraissait évident. J’ai donc cherché à mettre en vente mes locaux professionnels dès le mois de juin, un appartement pour lequel j’ai dépensé beaucoup d’argent dans la décoration et le confort également. Je voulais le meilleur pour tous mes stagiaires.

Les circonstances actuelles rendent malheureusement la vente d’un appartement de cette taille très compliquée. J’ai finalement trouvé un acquéreur courant de l’été et le compromis de vente a été signé mi-octobre 2020. Tout fonctionne au ralenti. Date de remise des clés pour le nouveau propriétaire : 1er mars 2021. Il y a des conditions suspensives qui peuvent tout remettre en question d’ici-là, alors je serre les fesses et j’attends patiemment.

Et puis le deuxième confinement arrive et mes craintes se confirment : c’est la merde. J’avais trois modules de 5 jours planifiés en novembre. C’était une grosse partie de mon chiffre d’affaires du dernier trimestre. J’avais espéré un confinement plutôt pour décembre ou même janvier. Tant pis.

Du repos, por favor

« Repos. Repos. Repos. » Mon corps en aurait bien besoin. Mais c’est une tâche complexe quand on travaille 7j/7 et qu’on a une charge financière trop importante à gérer.

Soyons honnêtes deux secondes. Je me serais tué d’épuisement avant d’atteindre mes objectifs d’indépendance financière de toute façon. Le coronavirus m’a certainement fait gagner 5 ou 10 ans. Je l’ai d’abord très mal vécu en mars. Et aujourd’hui, je cherche à en tirer un maximum de positif.

Je vends tout ce que je peux vendre, et j’aspire à baisser mon niveau de vie en même temps que mon niveau de rémunération, à alléger mes semaines de travail, et fuck l’indépendance financière.

JE. VEUX. VIVRE.

Du temps, pour mon inconscient

Parallèlement à tous ces objectifs financiers, j’ai souhaité donner une plus grande importance à la voix de mon inconscient qui a des envies et des besoins différents des miens au quotidien.

Prendre soin de moi physiquement et mentalement. J’avance, j’en fait déjà beaucoup, mais pas assez. Le fait de pouvoir partager plus en faisant des vidéos ou en écrivant des articles m’obligerait à une rigueur et une discipline plus favorable. Exemple : je veux faire une vidéo sur la gestion du diabète avec l’autohypnose, je vais instinctivement prendre l’orientation de vraiment faire de l’autohypnose filmée avec démonstrations à l’appui (variations glycémiques par exemple) et pas juste de faire un cours sur l’autohypnose et le diabète. Il faut donc que je maîtrise autant que possible l’outil et c’est une grande source de motivation pour moi.

Accueillir toutes les émotions qui en ont besoin. J’ai toujours peur d’être jugé négativement quand je parle de moi, et pourtant j’adore ça. J’ai peur d’être vu comme un narcissiste qui souhaite étaler ses bonheurs ou ses malheurs dans le seul but d’être adulé ou plaint. Parler de moi, c’est me donner une forme d’existence réelle et palpable qui me soigne. L’idée d’être lu, c’est graver dans le marbre cette essence naissante. Ecrire un article où je parle de moi me prend des heures. J’écris, j’efface, je recommence sur plusieurs itérations jusqu’à avoir l’impression d’être un peu plus apaisé intérieurement. Je m’en fiche qu’il fasse 1000 ou 10 000 mots. Il doit avoir atteint son objectif, pour moi. Pour vous donner un ordre d’idée, cet article m’a déjà pris une journée entière.

De quoi sera fait demain ?

J’espère utiliser du temps disponible afin de grandir encore plus. Je travaille en ce moment sur certaines souffrances bien particulières afin de me libérer de certains poids du passé, dans le but de publier des vidéos où je parle seul face à la caméra. J’ai très peur du jugement des autres. Alors même si j’en ai déjà enregistrées quelques unes lors du premier confinement, seule ma femme Aurore a eu la chance de pouvoir les visionner. Elles parlent de moi, de mes fragilités, de mes forces, de mon état d’esprit du moment, de mes outils au quotidien pour être plus épanoui et heureux. C’était déjà très thérapeutique pour moi de l’avoir elle comme spectatrice.

Hier soir, lors d’une séance d’hypnose qu’Aurore m’a faite, j’ai eu une illumination.


Tout ce temps, j’avais réussi à me convaincre que j’avais peur du jugement des autres, alors qu’en réalité j’avais peur de mon propre jugement. On parle ici d’une évidence que j’ai déjà entendue 1 million de fois sur Internet et pour laquelle j’ai accompagné plusieurs dizaines de personnes en hypnose. Mais, pour moi, ce n’était pas encore bien intégré dans ce cas précis, il faut croire. Un peu lent le garçon.

Ma peur : si la première vidéo publiée n’avait pas été à la hauteur de ce que j’espérais, je m’en serais voulu à mort et j’aurais été alors perméable aux critiques des autres, qui par conséquent auraient pu me détruire et me faire du mal (comme le reportage d’Envoyé Spécial). J’ai donc des parties de moi qui ne voulaient pas me laisser faire, pour me protéger. Hier soir, révélation, je comprends que tant que je continue dans la voie d’apprendre à me respecter, je deviendrai beaucoup plus imperméables aux critiques extérieures, tant et si bien qu’elles existent.

C’est dans cet but là que mon inconscient m’a montré une autre voie de pensée, une autre perspective. Et si j’observais une vidéo filmée récemment (j’en ai quelques unes qui datent de fin septembre suite à une journée d’essais) en la comparant avec celles déjà enregistrées il y a quelques mois durant le premier confinement ?

Et là, j’ai halluciné : « Wow ! Incroyable de voir d’où je viens. J’ai franchement beaucoup évolué depuis ! ». Sans forcément le travailler directement, les progrès réalisés dans tous les autres domaines ces derniers mois avaient eu des répercussions positives sur ma capacité à m’exprimer seul devant une caméra.

Avant, j’aurais simplement écouté la petite voix au fond qui aurait cherché à démolir cette vidéo en y trouvant tous les défauts possibles.

Comme premier pas, je vous montre un screenshot de cette vidéo. Ca ne vaut pas une vraie vidéo, mais c’est un début pour moi. Ma thérapie se poursuit.


Ca y est, j’ai l’impression d’avoir donné du sens et je me sens beaucoup mieux à l’intérieur. Apaisé. Vivement la suite.

Je vais écrire, je vais parler (podcast), je vais m’ouvrir (vidéos). Je veux pouvoir apprécier pleinement les progrès réalisés quand je reviendrai voir mes tous premiers essais.

A propos de l'auteur

Jean-Emmanuel

Jean-Emmanuel est le fondateur de la méthode HUNKAAR et continue chaque jour à expérimenter autour d'un thème qui lui est cher : le dialogue direct avec l'inconscient.

14 commentaires

  • Merci jean emmanuel. J’admire ton courage et j’apprécie particulièrement cet article qui resonne en moi très fort. Je cherche a me former en hypnose depuis de longues annees. Grace à street hypnose j’ai enfin fait le pas. Ensuite avec le stage expérimental, tu aurais pu me dire de repartir car je n’étais pas inscrit, mais tu m’as gentillement permis de rester. Et j’ai trouvé une voie qui est une évidence grace a toi. Ton travail est très important, ca ne reglera pas les contraintes mais ca me fait plaisir de te le dire. Je crois enorment en hunkaar. Et que tu te livres te rends a mes yeux plus reel. En effet, te connaissant a travers tes videos, il est impossible de savoir qui est jean emmanuel. J’ai pris beaucoup de plaisir a lire cet article, et je lirai avec plasir les suivants. Et j’ai hate de revenir me former chez toi. Merci pour ce que tu m’apportes.

  • Bonsoir Jean-Emmanuel.
    Je viens de lire très attentivement tout ton article que je trouve très touchant.
    Il est effectivement très intéressant de faire une belle rétrospective de sa vie pour avancer et l’honnêteté avec laquelle tu l’as faite sur ta vie ne peut que te donner le boost d’un nouveau départ.
    Pour ma part, j’ai eu l’occasion de faire la même chose et j’en suis venu a remercier la vie des souffrances qu’elle m’a fait vivre parce que c’est grâce à elles (les souffrances) que je suis ce que je suis aujourd’hui et je peux dire sans être narcissique que j’aime la personne que je suis devenu grâce à cette rétrospective. J’aime la vie et en profite au mieux.
    Je sais que grâce à ce chemin que tu décris ici, tu vas pouvoir t’aimer et te respecter d’avantage. D’aimer aussi la vie de plus en plus et de sentir qu’elle t’amène là où tu dois aller.
    La seule chose avec laquelle j’ai difficile dans ton récit est cette notion d’échec. Je pense que tu n’as jamais vécu d’échec ainsi que personne d’ailleurs.
    Nous vivons des expériences qui nous permettent de comprendre qu’en fonctionnant « comme ça », on ne va pas dans la bonne direction et que donc, il faut changer notre manière de faire pour aller dans la bonne direction. On passe d’expériences en expériences et donc de résultats en résultats. Si nous étions dans l’échec, il n’y aurait pas de solution et donc plus de résultats possibles.
    Il est aussi très juste de dire qu’en réalité la peur du jugement des autres est en réalité la peur de notre propre jugement. Quoi qu’il arrive dans la vie, des personnes t’adoreront et d’autres te détesteront peu importe tes agissements. Alors aime-toi toi-même et laisse les autres penser ce qu’ils veulent.
    Je t’ai toujours dit que tu étais une belle personne et crois-moi, j’en ai rencontré des connards et des manipulateurs et s’il y a une chose dont je suis certain, c’est que tu fais partie d’une catégorie de personne qui œuvre pour la lumière comme je me plais à le dire. Voit en toi la lumière en accueillant tes parts d’ombre et en les aimants aussi afin de les amener dans la lumière.
    Courage. Quand on a l’intelligence de remettre les choses en question on ne peut qu’avancer dans la bonne direction. Il faut « juste » accepter que ce soit la vie qui te prenne en charge et pas l’inverse. Donc, collaborer avec elle est LE chemin à suivre pour atteindre la paix et le calme intérieur.
    Gratitude à toi pour tout ce que tu apportes aux autres et surtout, prends soin de toi parce que toi seul peut le faire.
    Amitiés.

  • Manu, j’ai lu avec beaucoup d’attention et je dois dire que ce que tu as écrit était hyper touchant. Tu as un courage incroyable de te livrer comme ça. Ce n’est pas un exercice simple !
    La vie est comme ça, on fait des choix, parfois ça marche, parfois on tombe, l’essentiel c’est de se relever et d’être entouré des gens qu’on aime et qui vous aime….en qui on a confiance.
    Je suis sûre et certaine que tu vas retrouver un bon chemin, un qui te convient, avec laquelle tu es en paix avec toi même. C’est tout ce que je te souhaite pour la suite ! et si tu fais de nouvelles vidéos je serais heureuse de les regarder car je pense que chacune d’elle apporte quelque chose à ta communauté. Garde confiance en toi car tu es un gars exceptionnelle 😉😘

      • Merci Jean Emmanuel pour ton humilité et pour ce bien beau et touchant témoignage loin de la posture habituelle de formateur.
        Merci pour qui tu es, gratitude pour tout ce que tu nous apportes.
        Il me tarde de lire la suite de tes aventures sur le chemin de ton développement personnel.
        Avec toute mon affection,

        Géraldine

  • Bonjour J.Emmanuel
    J ai lu avec de la peine 😭votre parcours actuel…vente de votre appartement de Toulouse où j y ai fait une formation , les stagiaires y étaient accueillis avec une vraie bienveillance. J y ai passé un stage très agréable et enrichissant.
    Portez- vous bien, prenez soin de vous, je suis sûre que vous allez rebondir, la lumière va bientôt se rallumer…
    Bien cordialement
    B Villot

  • Mais qu’il est beau ton texte Manu, il m’a submergé d’émotions… Comme je comprends ton parcours et comme je t’encourage à poursuivre ton chemin, ta quête, ta mission de vie… Prend soin de toi mon ami… Au plaisir de te revoir monsieur le starter de ma passion… ❤️
    Signé un stagiaire de street psyché qui a pas mal cheminé aussi… 😉😘

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