[Défi du mois n°1] Les interprétations

Jean-Emmanuel

Simple petit terrien dans un corps à émotions, je suis. Le laisser vivre et exister pleinement est ma philosophie.

J’ai redécouvert durant ma psychothérapie toute la panoplie émotionnelle de mon corps. J’ai commencé d’abord par la colère. Et j’ai fini par le dégoût. Toutefois, apprendre à vivre une tristesse sur le moment, sans l’enfouir d’abord par pur instinct de protection, reste une première pour moi que j’ai pu immortaliser grâce à ce premier défi du mois HUNKAAR.

Heureuse conséquence : pleurer ma tristesse sur l’instant m’a permis de mieux embrasser la joie qui tapait à la porte derrière.

Vous m’avez donné de la force en participant nombreux à mes côtés. Merci.

Aurore

Nous avions décidé d’un commun accord de ne pas nous concerter et d’essayer chacun de vivre ce défi en fonction de ce qui nous parlait dans notre cœur.

Nous ne sommes pas mari et femme pour rien. Aurore nous montre la tristesse sous sa forme la plus directe.

Daisy

Daisy a choisi de laisser son inconscient s’exprimer librement sur la feuille. Personnellement, j’ai vu une superbe silhouette féminine qui m’a fait son petit effet. Et vous ?

Guillaume

Guillaume a choisi de montrer la tristesse à l’aide d’un très joli instrument. Fermez les yeux et laissez vous transporter.

Nicolas

Fidèle à HUNKAAR, Nicolas a laissé son inconscient exprimer la tristesse grâce à l’écriture automatique.

Elodie

Un magnifique dessin très joliment mis en valeur. Merci Elodie.

Delphine

La tristesse….

Grise est la tristesse…Il n’y a plus de blanc et ce n’est pas encore le noir….la joie nous a déserté et c’est un peu comme si c’était le vide à l’intérieur de nous…. La tristesse d avoir perdu un être cher, la tristesse de penser se retrouver seul… L’abandon… La tristesse de ne pas se trouver… où est mon chemin… pourquoi je vis ? Pourquoi je souffre??? pourquoi je ne suis pas comme les autres ? Pourquoi ???

La tristesse n est elle pas liée au final à l’autre ?
N’est-elle pas un manque ?
Ne fait on pas cette erreur quand on est jeune, laisser l’autre gommer notre tristesse … on passe notre tour et on donne le pouvoir à autrui… fatale erreur quand l’autre s’en va….
Car la tristesse revient plus forte, plus grande….elle s’installe en nous tel un cancer qui nous ronge et elle ouvre la porte à la dépression…cet anéantissement de nous même qui fait la tristesse reine de notre être…
Mais quand on s’accroche, quand on cherche, quand on se donne les moyens on s’aperçoit que cette tristesse peut être le terreau de notre évolution…
Parce qu’à un moment on ne veut plus être triste, on va apprendre à combler soi même ses manques….on va aller essayer de comprendre le pourquoi…
Pourquoi on ne m’a pas aimé comme j’ai aimé ?
Pourquoi on m’a créé ?
Pourquoi je vis ça ?
Pourquoi la maladie de cette personne qui m’est essentielle ?
Pourquoi meurt-elle, alors que je n’ai que 16 ans et que j’ai affreusement besoin d’elle ?

Tous ces passages de vie où on souffre…où on vit recroquevillé sur soi-même parce que si on se lève on aura plus mal… Tous ces moments, aujourd’hui sont essentiels…oui j’ai compris…

Pourquoi ? Parce que c’est comme ça que la vie nous pousse à sortir de notre zone de confort. Ah oui ? Je m’en passerais bien de tout ça ?
Hummmm
Soyons honnête et regardons comment nous aurions évolué si la tristesse ne s était pas invitée….
On n en serait pas là aujourd’hui…
on n’aurait pas compris que la seule personne qui ne nous abandonnera jamais c’est nous…
Que c est en nous que se trouve l’antidote de la tristesse…apprendre à la regarder, l’apprivoiser, la maîtriser, la dépasser et la faire disparaître…

À tout jamais ? Ne rêvez pas la tristesse est peut-être notre meilleur moteur. 😉😊

Sylvaine

Hunkaarienne passionnée, Sylvaine a réalisé cette création avec un outil nouveau pour elle : l’informatique. Elle m’a confié toutes les difficultés rencontrées. Et franchement, pour une première, bravo !

Géraldine

Géraldine a rencontré d’énormes difficultés à montrer la tristesse. Elle s’était promis qu’elle n’abandonnerait pas, et voilà le super résultat.

Julian

Julian a composé lui-même l’intégralité de ce morceau en l’honneur de ce défi du mois. J’ai fermé les yeux et mon inconscient m’a emmené visiter de belles tristesses durant ce voyage.

Je te tire mon chapeau Julian…

Gaël

Gaël a choisi l’expression libre de son inconscient sur une feuille de papier. Merci pour ta participation.

Anne

Une peinture qui pleure… Impressionnant et touchant en même temps.

Aurélie

Aurélie a choisi l’écriture manuscrite pour répondre au défi du mois.

Un texte bouleversant écrit d’une seule traite.

Je vous ai mis une petite transcription juste en dessous si vous en avez besoin.

Transcription :

Je la vois, je l’entends, elle est pourtant loin de moi mais je ressens sa douleur comme une facture ouverte, une plaie béante qui la submerge.

Elle est loin, à genoux dans le sable des dunes, elle regarde vers le Nord, là où son fils unique est parti, la laissant seule face à sa peine.

Elle crie, elle pleure, se lamente sur la folie des hommes qui lui ont pris son fils, celui qu’elle aime par-dessus tout et qui ne reviendra peut-être pas de cette guerre…

Agenouillée, son voile la recouvre et elle ressemble maintenant à un amas de tristesse que les sanglots agitent.

Les larmes coulent sans fin et de loin, j’ai l’impression qu’elles forment une longue rigole.

Combien de larmes devra-t-elle encore verser pour que le désespoir de voir partir son fils se tarisse ?

Combien de nuits sans sommeil ? 

Combien de jours sans joie pour illuminer ses traits ?

Elle est là, devant moi, le regard vide, et l’immensité du désert semble insuffisant à éponger sa peine.

Jean-Baptiste

Futur HUNKAARIEN, Jean-Baptiste nous propose deux versions pour ce défi du mois. J’adore le côté shaman que l’on perçoit dans la deuxième.

Marie-Line

TRISTESSE
 
Toc toc toc, qui es tu ? Toc toc toc, qui es tu ?

Depuis quelques jours, je te sens.
Tu rôdes autour de moi,
Insaisissable, innommable.
Tu entres sur la pointe des pieds,
Tu humes, tu es aux aguets, silencieuse.

Toc toc toc, qui es tu ?
Tu n’es pas la bienvenue, tu le sais.
Subtile, tu sais attendre ton heure,
te faire discrète, te faire oublier.

Toc toc toc, qui es tu ?
Rayons de soleil moins lumineux.
Musique sans joie,
Plats insipides,
Bleu du ciel délavé,
Larmes de pluie.

Toc toc toc, qui es tu ?
Au bord de mes yeux tu t’installes,
Au bord de mon cœur tu frémis,
Tu vas, tu viens, doucement
Cherchant à faire ton nid

Toc, toc, toc, qui es tu ?

Toc, toc, toc, tu es là,
TRISTESSE, je te reconnais.
Mon cœur pleure et saigne,
Mes yeux débordent de larmes amères,
Mon regard se voile de grisaille,
Mon corps entier est en sommeil,
Tu as éteint ma lumière.

Toc, toc, toc, tu es là,
TRISTESSE, tu es revenue.
Tu t’es lovée au plus profond de moi,
Chaque cellule de mon être est à ta merci,
Déconnectée du bonheur, une à une.

Toc, toc, toc, tu es là,
TRISTESSE, que me fais tu ?
Mon cerveau n’est plus qu’une morne plaine,
Toutes couleurs disparues,
Le noir s’installe autour de moi,
Coquille vide, je suis devenue.

Toc, toc, toc, que veux tu ?
TRISTESSE, pourquoi ?
Tu n’aimes pas la solitude ?
Tu cherches une amie ?

Toc, toc, toc,
Non violente tu es, TRISTESSE,
Insidieuse tu es, TRISTESSE,
Dangereuse tu es, TRISTESSE,

Tu n’as plus besoin de frapper à la porte,
Tu es bien installée,
Je m’habitue à toi, doucement,
Je t’apprivoise , tu m’apprivoises,
Moins seules nous nous sentons,

TRISTESSE tu étais,
MÉLANCOLIE tu es devenue

Hugo

Hugo à HUNKAAR, c’était un peu comme un animal capable de vous toucher dans vos trippes grâce à ses sons tous droits sortis de son cœur immense.

L’enregistrement n’est malheureusement pas de très bonne qualité, mais j’espère que vous saurez vous aussi vous laisser transpercer. Merci Hugo.

Christine

Christine nous partage une vision de la tristesse qui touche à notre mère la Terre. Difficile de passer à côté de cette tristesse là par les temps qui courent.

Benoît

Benoît aurait voulu avoir plus de temps disponible afin de nous partager l’histoire derrière son dessins et le temps n’a pas joué en sa faveur.

J’ai quand même choisi de le publier, sans annotation. Parce qu’il y a derrière ce dessin un inconscient qui a souhaité faire passer un message très fort et je tiens à le respecter.

5 réflexions au sujet de “[Défi du mois n°1] Les interprétations”

  1. Je suis très, très émue en regardant l’expression de cette tristesse. Elle est souvent en nous mais bravo, bravo de l’avoir exprimé. Courage à vous tous.
    Merci, merci Jean-Emmanuel d’avoir permis à ces inconscients de s’exprimer.

    • Merci beaucoup d’avoir pris le temps d’envoyer ce commentaire. Je suis ravi que vous ayez pu le vivre avec autant de belles émotions.
      J’espère que les prochains défis du mois vous toucheront tout autant. Et pourquoi pas un jour… Participer ? 😉

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