[Défi du mois n°5] Les interprétations

Session 8 d'HUNKAAR

Merci à eux pour cette belle surprise. Ils ont vibré durant leur module 2 l’importance de la liberté dans le cadre (cf le dernier article sur les préparatifs de leur module 2) et ont souhaité l’immortaliser à leur manière.

La-liberte-dans-le-cadre

Jean-Emmanuel

Après une exploration du cadre nécessaire à mon lâcher-prise en tant qu’hypnotisé dont vous pouvez retrouver certaines idées dans notre dernier article, j’ai travaillé en plus ce mois-ci à soigner mon dos en particulier grâce à ce laisser-faire apprivoisé. Opéra a choisi de rajouter dans mon cadre d’auto-hypnose de très longues séquences de mouvements guérisseurs. Il s’agit de phénomènes idéomoteurs où mon inconscient investit l’ensemble de mon corps pour jouer mon propre coach physique et émotionnel. Du gainage, des émotions, des étirements jusqu’à des petites danses improvisées, mon corps a repris vie ce mois-ci dans une lenteur acceptée.

Mon interprétation de ce mois-ci honore mon dos redressé et symbolise la reconquête de ma liberté dans un cadre mieux défini avec moi-même.

Aurore

Swan, mon référent actuel, m’avait dit au cours d’une petite séance d’autohypnose qu’il souhaitait que mon défi du mois se fasse par écriture automatique. Sur le coup, j’avais bien rigolé : je n’ai jamais réussi à avoir la moindre écriture automatique. Ce n’est pas faute d’avoir essayé moultes et moultes fois depuis des années ! J’ai tenté à plusieurs reprises le « fake it until you become it », j’ai orienté des tas de séances de thérapie sur ce qui avait pu arriver dans ma vie qui faisait qu’aujourd’hui l’écriture automatique m’étais interdite… Rien n’y faisait, quelque chose en moi s’y opposait fermement.

Après avoir réalisé un cadre de séance d’hypnose nécessaire mais relativement générique, je n’avais malheureusement noté aucune amélioration dans ma pratique. Les jours défilaient et mon défi du mois n’avançait pas…

Ce n’est que lorsque j’ai enfin pu trouver les 2 lignes supplémentaires à mon cadre, que celui-ci est devenu assez sécurisé pour mon for intérieur et que les portes de l’écriture automatique ont pu m’être ouvertes

Voici mon cadre actuel, et voici les premiers « mots » que Swan a pu écrire.

Soazig

Nicolas

Christine

Se libérer dans la sécurité

Quoi de plus beau qu’un cadre
Pour ne pas souffrir inutilement.

J’ai vu, J’ai choisi, ce jour-là
Le cadre nécessaire pour avancer, pour libérer.
La position allongée, c’était ça le cadre.
Debout ou assis, ce n’aurait pas été possible.
Il fallait que l’on puisse libérer tout en la protégeant.

Elle a dû revivre les tonneaux de cet accident,
Ces roulés boulés, ces chocs à la tête
Alors qu’il n’y avait pas de ceinture à cette époque.

Debout ce n’était pas possible,
Debout ce n’était pas possible…
La position allongée était la meilleure.

On a pu vivre tout cela, ensemble,
Ainsi que, quand elle a été éjectée,
Avec ce corps qui s’est arc-bouté sur le canapé.

Heureusement qu’elle était allongée…

Parce que ce cri a été long, le corps était arc-bouté, était dur
Pendant tout ce vol plané
Jusqu’au moment où le corps a pu retomber,
Allongé sur un coussin moelleux, pour revivre tout ça.

Ce cadre était important pour sécuriser,
Pour aller au mieux et libérer ce trauma.
Charles

Merci à toi Charles pour avoir su mettre ce cadre,
Qui m’a apporté sécurité pour accueillir toutes ces émotions liées à ce trauma
Merci à Toi.

Anne

Benoit

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Dessin réalisé de manière collaborative avec "8" mon référent. Les quatres points aux angles sont là pour définir les limites du corps. Le dragon au milieu, serait mon référent du futur, je l'ai aperçu de loin en séance. En bas à gauche, c'est Lucifer, avec son bâton et Igor. En haut à droite, délimité par des traits, c'est le conscient. En haut en noir et blanc, ce serait "8".

En hypnose ou dans la collectivité, le respect du cadre fixé par les autres m’a toujours posé soucis.

En société, en public, j’ai appris à respecter les limites des autres parfois en m’oubliant, pour finir par être accepté dans le groupe.

Ensuite, dans une forme de respect bienveillant, je ne montre de moi en société que ce que les gens sont prêts à voir mais sans me travestir pour autant. Je trouve qu’ainsi, je me respecte davantage.

En hypnose, j’ai mis du temps à me rendre compte de l’intérêt pour moi de fixer des limites, et encore moins celles que proposait Manu qui m’apparaissaient à l’époque comme trop liberticides. Je découvrais un nouvel univers, une nouvelle manière de me découvrir et j’avais l’impression qu’il voulait m’empêcher d’arpenter cette incroyable source d’émerveillement à ma guise.

Du coup, pendant le module 2 de la formation Hunkaar qui consistait en un stage hypnose expérimental de 5 jours, nous fîmes partie des binômes émotionnellement explosifs. Jusqu’au moment, où une de mes parties émotionnelles a brutalement pris le contrôle de mon corps et de ma voix en prenant toute la place, en hurlant, et en terrorisant ma binôme. Manu est rapidement intervenu et tout est rentré dans l’ordre.

Mais j’ai commencé ce jour-là à comprendre l’intérêt d’un cadre à définir en tant que thérapeute : ce que nous sommes prêts à accueillir en séance et un cadre à définir avec mon inconscient au quotidien.

Maintenant, je me fixe des limites avec mon inconscient en fonction de mes peurs mais je les déplace souvent. J’ai du mal à ne pas céder à la tentation de l’expérimentation.

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