[Défi du mois n°6] Les interprétations

Jean-Emmanuel

J’ai eu envie d’explorer tous les possibles pour ce défi du mois en cherchant des opportunités à tous les instants. J’ai appris grâce à cette nouvelle posture comment faire de mon mieux quel que soit le dénouement. C’était ma seule solution pour pardonner vraiment tous mes faux pas.

C’est lourd à porter tous mes choix qui détruisirent d’autres que moi. Je les sentis brûler vif de l’intérieur et les retours de flammes ravagèrent mon cœur.

On m’aimait mal parce que je m’aimais mal.

Et puis un jour tomba du ciel un autre que moi qui m’accepta inconditionnellement malgré toutes mes casseroles qui faisaient gling-gling. Avec toi se construisit la plus belle version du “mythe de ma vie”. Il s’agit d’une expression empruntée à Jung qui écrivit à quatre-vingt trois ans dans son autobiographie “Ma vie” qu’il souhaitait raconter le mythe de sa vie, avant de conclure :

« Ma vie est l’histoire d’un inconscient qui a accompli sa propre réalisation. »

J’ai toujours suivi les choix de mon guide. Même quand il décida de laisser sa place.

Kaliyah me montra avec sa poigne comment embrasser les instants de bonheur qui ponctuaient ma vie. Puis Karine s’invita pour ralentir le temps dans un éloge de la lenteur permanent. Enfin, Opéra enroba le tout de l’amour universel et infini d’une Mère dont j’avais tant besoin.

Au cours de ce mois, Namilélé m’annonça par surprise son retour en tant que référent. Emu aux larmes, je n’avais qu’un mot en tête : « merci ». Il venait de me faire vivre à travers l’image d’un oeil, le sien, que son regard d’amour sur moi serait un jour le mien.

Dans sa première guidance en tant que nouveau référent, il écrivit :

Namilele-is-back

Pour la petite anecdote, Namilélé écrivit “cimer” pour la première fois lors de notre toute première rencontre. C’était un “merci” puissant qui se projetait depuis les cimes de mes souffrances, mélangé à une touche d’humour décalée du style “Cimer Albert”. Un sacré contraste qui m’avait conquis pour le reste de ma vie. J’appris bien plus tard que Na-milélé en Swahili signifiait “pour l’éternité”. Simple coïncidence ou magie de l’univers, permettez-moi de me raconter ma plus belle histoire.

Aurore

Ce mois de juillet s’annonçait ensoleillé, synonyme de vacances et surtout familial. De bien belles perspectives pour ne rien prévoir pour ce défi du mois et se laisser surprendre !

Nous avons eu la chance avec Chéri d’avoir un mois de juillet riche en propositions d’évolution de la part de nos inconscients. Mais Swan, mon référent actuel, m’a pourtant confirmé que la réponse à mon défi n’avait rien à voir avec tout cela. Selon lui, le plus bel engagement qui a été pris durant ce mois-ci et qui a été permis par le fait de n’avoir rien prévu, a été le suivant :

Quelle meilleure manière pour enseigner à un enfant à s’aimer, à prendre soin de lui, à prendre soin de son corps ainsi qu’à prendre soin de la personne avec laquelle il partagera sa vie plus tard, si ce n’est en lui donnant l’exemple ?

Et quelle meilleure manière d’apprendre à s’aimer, à prendre soin de notre corps et prendre soin de notre couple, si ce n’est en ayant la motivation supplémentaire de lui transmettre ?

Nous nous creusons donc les méninges et redoublons d’imagination pour nous permettre de partager le plus régulièrement possible ce moment unique, ludique et rempli d’amour tous les trois.

Anne

Christine

Ceux qui me connaissent savent que, autant je peux être à l’aise en petits groupes parmi des connaissances, autant dans un groupe de personnes inconnues, je suis assez timide, voire mal à l’aise. La prise de parole pour moi est alors très difficile, tellement les émotions sont présentes. Faire du théâtre, me mettre en avant et jouer un rôle est quelque chose pour moi complètement irréaliste et infaisable.

Il y a peu, j’ai participé à une formation de chamanisme et nous avons eu un exercice à réaliser le 1er jour :

  • Se placer au centre du cercle des stagiaires
  • Prendre la parole pour rayonner en se faisant des compliments, sans modestie, quitte à en faire un peu trop en entrant dans la peau d’un personnage, tout cela baignant dans l’amour.

Imaginez ma peur : parler en public, en plus en se complimentant !!! Moi qui ai déjà du mal à accueillir un compliment de quelqu’un, alors m’en faire !!! Heureusement, personne n’était obligé de passer. Seuls les volontaires. Ouf !!!! J’allais pouvoir passer entre les mailles du filet en baissant les yeux pour ne pas être remarquée au cas où le prof ait l’idée de me solliciter.

Les premières personnes passent et ce qu’elles disent est tellement beau que je panique encore plus. Moi, Christine, je suis bien incapable de raconter de si belles choses… Bientôt les volontaires se font plus rares, le prof attend patiemment quelques minutes. Et là, sans rien avoir prémédité, mon corps se lève et va au centre du cercle. Je dis mon corps, car à l’intérieur de moi, la pauvre Christine se demande ce qu’elle va bien pouvoir dire. Le seul mot qui tourne en boucle dans ma tête est CHIARA.

Voici l’enregistrement audio de ce qui s’est passé à ce moment-là. Quelque chose d’irréel, d’impensable… Mais ô combien beau et vivant.

J’avais été capable de m’exprimer, jouer ce rôle. Que de belles émotions une fois le monologue terminé : de la fierté d’y être arrivée, d’avoir pu transmettre ce qui est important au plus profond de moi. Purée, que ça fait du bien !!! Merci à Charles, mon référent, de m’avoir fait vivre cette expérience non prévue, mais qui fut possible grâce à lui.

Nicolas

Missa et les couleurs de vie

Parfois, les gens clignotent. Parfois, ils envoient des couleurs. Et c’est toujours surprenant, que ce soit pour Missa ou pour votre serviteur.

Il était une fois… Il était deux fois… Il était Missa ! Missa, une enveloppe à l’apparence rigide malgré sa souplesse, mais avec un cœur fondant et onctueux. Un cœur guimauve Cémoi ! Mais c’est elle !

Missa, c’est l’art de l’écoute ! L’écoute bienveillante, humaine, une écoute émotionelo-intellectuelle ! Missa c’est aussi une compréhension du fond et de la forme, une attention et une intention aux mots, aux sens, aux non-sens, avec une vraie forme de naïveté enfantine qui la rend particulièrement chirurgicale.

Missa, elle est beaucoup de choses, de très belles choses, des choses transcendantes… Tellement transcendantes qu’elle en aurait oublié ce qui touche terre !?

C’est ma perception. La perception de cette partie de moi qui grogne, qui renifle, qui a le poil qui se hérisse quand elle capte sons et lumières, qui aperçoit certaines lueurs brillantes et rosées qui suivent l’aube et précèdent le lever du soleil. Même à 16h !

… Fin du contexte …

De mémoire, cette histoire se passe un vendredi. Un mercredi peut-être. Un jour tout à fait ordinaire dans un contexte Hunkaarien hors du temps, hors de l’espace.

A ce moment-là, c’est à mon tour de vivre une expérience comme on en a tant connu sur 2, 3, 4, 5 ou 6 modules de formation à Beaumont Alaise. Top départ, on plonge dans les traumas, ça libère, ça répare, ça taf, ça solutionne, ça gratte le tapis à 4 pattes, ça grogne… Bref, un jour ordinaire vous dis-je.

Et soudainement, PAUSE ! En pleine tentative d’accès à une mémoire à travers une fenêtre volante, les priorités changent, un truc parasite fait son apparition. Un truc bleu qui apparaît juste là, juste dans un coin de ma tête. Un truc tout en substance, à la limite du palpable, avec des sensations particulières, et c’est tout.

Cette chose, elle ne m’appartient pas, et je le sais. Cette chose prend de la place, elle veut être vue, je l’accueille. Mais j’ignore quoi en faire… Soit, je me décide donc de ranger ça dans un coin de ma tête en me promettant de retourner la voir en fin de séance, et je reprends mon travail préalable.

Fin de séance, on a bien travaillé, on est bien HS, mais ce truc est toujours là, à attendre son tour. Petit débrief avec ma binôme du moment et son bouvier bernois et c’est tout naturellement que vient l’information suivante :

“Tu sais, quand tu as buggé, que tu as eu ce truc bleu qui est venu dans ta tête, il s’est passé quelque chose. Juste au moment où tu as perçu cette chose, Missa a passé la tête par la porte pour voir si tout se passait bien. Ce serait intéressant de voir avec elle si ça a un rapport avec elle”.

Mais j’ai rien demandé, moi !
Mais j’ai adoré 😀

Ni une, ni deux, ni même trois, je comptais déjà aller voir Missa pour une question toute autre et j’en profitai donc pour lui poser la question : “Dis moi, un truc bleu qui colle à la tête, ça te parle ?”.
Bien évidemment que non, vous l’aurez deviné, Missa ne fait pas dans la divination ni dans les art mystiques, elle n’avait aucune idée de ce dont je lui parlais.

Cependant, Missa a une idée de génie : “Attends, je vais demander à mon inconscient si ça lui parle.”. Toc toc toc, es-tu là ? Que fais-tu ? M’entends-tu ? Bref, petite séance de signaling improvisée, plus on est de fous, plus on rit.

Et là, stupeur, surprise, réponse du-dit inconscient : “Oui c’est moi qui ait envoyé cette couleur pour attirer l’attention, j’ai des questions à poser”.

Et les questions furent posées.

Pour les furieux de la lecture qui sont encore là, on reprend la même histoire, et on la répète. Mais cette fois-ci, avec du rose. Deuxième couleur, deuxième stupeur lorsque j’apprends que Missa a encore passé la tête au moment où tout ça s’est collé au fond de moi, deuxième surprise en me rendant compte que cette chose ne m’appartenait toujours pas.

Mais cette fois-ci, le feeling est différent. Pas question d’aller questionner Missa sur cette couleur rose. Ce sera une surprise.

Toujours avec l’aide de ma fidèle binôme et de son bouvier bernois (ça fait beaucoup de coïncidences hein !?), je décide de mettre cette chose rose dans le piano qui se trouve dans cette pièce.

FIN DE SÉANCE.

“Missa, quand tu le sentiras, que tu auras envie de jouer du piano, fait le avec Monsieur Nounours cœur de guimauve.”

Et la suite, ce n’est pas à moi de la raconter 😉

Mais c’est à ce moment là que j’ai compris que le château fort de Missa, c’était un château fort d’amour, de curiosité, d’ouverture, et certainement pas des remparts sur douves <3

Géraldine

Philippe

C’est comme une sensation étrange de liberté
Sensation un peu bizarre ou je me sens perdu
Prendre ce qui vient accepter de se laisser balloter
Voyager sans contrainte dans les méandres de l’inconnu
Attendre sans savoir et découvrir ce qu’il va se passer

Au fil du vent c’est merveilleux d’imaginer, de s’adapter
Mais serais je préparé à surmonter ? C’est terrifiant
Des idées folles des envies nouvelles comme c’est grisant
Mais en réalité combien de temps cela va t il durer ?
Prévoir, cadrer, gérer voila les mots rassurants
Improviser, imaginer, créer voila comment m’exprimer

Cruel dilemme de parties divergentes, comment les concilier ?
S’accorder la liberté de tous les possibles sans se laisser enfermer
dans des plans compliqués. Se faire confiance simplement
Laisser faire mes amis inconscients plus souvent
Garder la prévision comme simple fil conducteur
Et créer son quotidien au fil de son humeur.

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