L'hypnose qui donne la parole à l'inconscient

Hypnose Générale – 4 jours à la rencontre de l’inconscient

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Une formule accessible à toutes et à tous, avec comme objectif la découverte de l’hypnose par une approche ludique les trois premiers jours, et une ouverture sur le thérapeutique et le médical le quatrième jour. Suite à cette formation, nos stagiaires ont le choix d’aller plus loin dans l’apprentissage de l’accompagnement par l’hypnose ou se contenter de la pratique de l’hypnose façon Street Hypnose, ludique donc.
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Hypnose Générale – promotion mai 2018

Premier jour : comprendre l’hypnose

L‘hypnose en France se résume à deux dimensions, souvent irréconciliables. L’hypnose médicale et thérapeutique de relaxation et de voyages métaphoriques protocolaires d’un côté, l’hypnose de spectacle zombifiante qui créé des hallucinations de l’autre côté. Ce premier jour  de formation en « Hypnose Générale » permet de comprendre ce qu’est l’hypnose et surtout ce que cela n’est pas. Nous cherchons à explorer les écrits de nos ancêtres et à mettre en exergue deux modélisations de l’hypnose : celle de Milton Erickson et celle de Pierre Janet. Elles sont représentatives de tous les travaux sur la psychothérapie et l’hypnose depuis l’étude des chamans, des guérisseurs, Mesmer, Puységur, Charcot, Freud, Adler, Braid, Jung et tant d’autres.

Les deux types de transes hypnotiques selon Milton Erickson

Milton Erickson décrit dans ses articles deux types de transes profondes hypnotiques qui sont des directions à prendre différentes dans nos séances d’hypnose.

Ce n’est que pour faciliter la conceptualisation que les transes profondes peuvent être classées en (a) somnambulique et (b) stuporeuse. Chez des sujets bien entraînés, le premier type de transe se caractérise par l’apparence éveillée du sujet qui semble fonctionner de manière adaptée, libre, et correcte dans l’ensemble de la situation hypnotique, d’une manière semblable à celle d’une personne non hypnotisée, dans son état habituel de conscience.
La transe stuporeuse se caractérise avant tout par un comportement passif, marqué par un ralentissement psychologique et physiologique.

Manquent ici les comportements spontanés et les initiatives si caractéristiques de l’état somnambulique quand on les laisse se produire. On retrouve volontiers une persistance marquée des réponses incomplètes, et une perte de la capacité à prendre conscience du moi. Des collègues médecins à qui l’auteur a demandé d’examiner des sujets en transe stuporeuse, sans leur dire que le sujet était en état hypnotique, ont souvent conclu à un état probablement dû à la prise de narcotiques. Selon l’expérience de l’auteur, l’état stuporeux est difficile à obtenir chez bien des sujets, semble-t-il en raison de leur refus de perdre leur conscience d’eux-mêmes en tant qu’individus.
L’intégrale des Articles de Milton H. Erickson sur l’Hypnose – TOME 1 – p.187 – 188

Nous parlons donc de transe somnambulique, une transe parfaitement éveillée, et de transe stuporeuse, une transe de détente et de relaxation, caractérisée par un ralentissement physiologique et psychologique.

L’hypnose Ericksonienne enseignée en France et dans la majorité des pays occidentaux repose essentiellement sur les caractéristiques de la transe stuporeuse. A l’heure d’aujourd’hui, Hunkaar est certainement le premier institut de formation à l’hypnose thérapeutique en France à remettre au goût du jour la transe somnambulique dans l’accompagnement des problèmes comportementaux, avec des outils comme l’écriture automatique. Le seul « hic » avec la transe somnambulique, c’est qu’elle demande des techniques plus poussées et une compréhension complète des mécanismes à l’origine des phénomènes hypnotiques. Quand on demande à un hypnothérapeute quelconque s’il sait pratiquer des amnésies (changement momentané du prénom de son client par exemple), il nous réponds volontiers que c’est inutile, qu’il ne fait pas de l’hypnose de foire, et qu’une transe légère suffit amplement. Certains m’ont même répondu : « Je suis hypnothérapeute, pas hypnotiseur ». Comme si c’était deux choses complètement différentes et opposables.

Hors, la définition même de la transe somnambulique selon Milton Erickson reprends des notions essentielles trop souvent délaissées :

Les yeux ouverts, l’écriture automatique et une amnésie ultérieure totale.

L’intégrale des Articles de Milton H. Erickson sur l’Hypnose – TOME 1 – p.13

Vous avez bien vu. Tome 1, page 13. Nul besoin de lire 5 000 pages avant de tomber sur cette approche laissée à l’abandon pour des raisons obscures : plus adaptée, trop complexe, trop chronophage. Erickson parle ensuite de « transe moyenne » lorsque la personne au réveil démontre une amnésie partielle de la séance d’hypnose. Et de « transe légère » lorsqu’il y avait seulement une activité idéomotrice (le bras bouge tout seul par exemple) et une mémoire précise des événements durant la transe hypnotique. Toutes ces transes sont à orientation somnambuliques et non stuporeuses.

Quand je vois sur un groupe public contenant 8 000 hypnothérapeutes sur Facebook, que nombre d’entre eux n’utilisent même pas l’activité idéomotrice comme élément central de leur séance, se contentant de créer de la relaxation avant d’appliquer leurs stratégies thérapeutiques, je pense qu’il y a un vrai travail de vulgarisation à effectuer à propos des recherches et expérimentations de nos ancêtres sur l’intérêt de la transe profonde somnambulique.

Ce premier jour est entièrement consacré à remettre les phénomènes hypnotiques au cœur de l’hypnose, ainsi qu’à la démystification de toutes les approximations entretenues par les média, la télévision et Internet plus généralement.

L’hypnose selon Pierre Janet

La modélisation façon Pierre Janet est un poil plus complexe, et demeure pourtant la parfaite réplique de celle de Milton Erickson. Plutôt que de parler de « transe stuporeuse » et de ralentissement physiologique et psychologique, Pierre Janet décrit un « champ de conscience très rétréci » dans l’acceptation des suggestions hypnotiques.

Il décrit également, à travers l’écriture automatique, l’éveil dans un état somnambulique des personnes qu’il hypnotisait. Ses critères pour définir la transe somnambulique sont un peu plus strictes que ceux de Milton Erickson.

  1. Oubli complet pendant l’état de veille normale de tout ce qui s’est passé pendant le somnambulisme.
  2. Souvenir complet pendant un somnambulisme nouveau de tout ce qui s’est passé pendant les somnambulismes précédents.
  3. Souvenir complet pendant le somnambulisme de tout ce qui s’est passé pendant la veille.

L’Automatisme Psychologique – Chapitre 2 – caractères essentiels du somnambulisme – Pierre Janet

Evidemment, je cite Milton Erickson ainsi que Pierre Janet parce qu’ils sont aujourd’hui considérés comme des références. Mais je pourrais également citer James Braid, Charcot et tant d’autres qui ont étudié le somnambulisme provoqué. Braid, par exemple, caractérisait également le somnambulisme par une amnésie totale au retour ainsi que ce qu’il appelait un « dédoublement du moi ». Pierre Janet décrivait la notion de « personnalités secondaires », tandis que Mitlon Erickson et Ernest Rossi nous décrivaient des « personnages » internes.

Il est important de décrire l’hypnose en tenant compte des travaux de nos prédécesseurs, surtout quand on constate, par des lectures successives, que la majorité d’entre eux utilisaient en grande majorité des transes somnambuliques et non stuporeuses. Alors qu’aujourd’hui, 99% des instituts en France ne forment QUE sur les transes stuporeuses. Vous savez, être assis bien confortablement sur un canapé, avec une petite musique, une voix monotone qui berce et accompagne la personne hypnotisée dans un voyage métaphorique ; le cliché de l’hypnose.

Deuxième jour : la mise en pratique en ateliers

 

phénomènes-hypnotiques

Ce deuxième jour est consacré à l’apprentissage des phénomènes hypnotiques et des techniques permettant de les mettre en oeuvre. Nous voyons notamment les phénomènes idéomoteurs et les catalepsies. L’approche est double : savoir hypnotiser et être hypnotisé. Tous les stagiaires doivent avoir vécu et fait vivre des catalepsies intenses au terme de cette journée. Avec un peu d’aide des formateurs, nous y parvenons sur l’intégralité de nos stagiaires… ou presque. L’importance de VIVRE les phénomènes est cruciale afin de toucher du doigt l’empathie nécessaire lorsqu’il s’agira de les faire vivre ensuite à des inconnus dans la rue.

Les outils explorés insistent sur l’importance de l’imaginaire loufoque et drôle, de l’activité idéomotrice comme déclencheur d’une communication avec l’imaginaire. Nous touchons du doigt également ce que nous appelons « la communication d’inconscient à inconscient« , une forme subtile d’échange entre hypnotiseurs et hypnotisés qui ne passe ni par la voix ni par les gestes. La synchronisation de cœur à cœur, l’intention, la posture hypnotique sont autant de notions qui nous paraissent indispensables dans la découverte de l’hypnose. Nous en faisons une démonstration avec Julie lors de la formation d’hypnose expérimentale, qui en général étonne et surprend beaucoup. Julie a les yeux fermés tout au long de la vidéo, nous avons oublié de le préciser dans les annotations de la vidéo.

Troisième jour : l’hypnose à la rencontre de la rue

Street Hypnose ! Jour que les stagiaires redoutent à chaque fois. Le matin, ils tremblent à l’idée d’aller hypnotiser des inconnus dans la rue. Certains nous rappellent à quel point leur cœur se met à battre fort et vite dès que nous commençons à nous rapprocher de la foule du centre-ville toulousain.

Le matin, nous posons les bases de toutes les stratégies à mettre en application pour être capable d’hypnotiser tous les profils. Réceptifs, moins réceptifs, « résistants ». Comment gérer les éléments perturbateurs, comment rapidement créer un rapport avec le volontaire, etc.

Nous mettons un point d’honneur à re-explorer la charte de déontologie Street Hypnose. En effet, la sécurité de nos volontaires dans la rue est notre absolue priorité. Nous préparons nos stagiaires à bien agir, et à bien réagir quelles que soient les circonstances.

Enfin, je réalise une ou plusieurs démonstrations sur des phénomènes plus avancés comme l’amnésie et les hallucinations. En général, un des stagiaire se portant volontaire change de prénom momentanément pour son plus grand étonnement.

Après le repas du midi, c’est direction la place du Capitole que nous nous dirigeons tous ensemble, tenant à bout de bras nos pancartes Street Hypnose. En cliquant sur l’image ci-dessous, vous pouvez avoir accès au fichier en HD afin de vous aussi pouvoir vous construire une pancarte Street Hypnose si vous le souhaitez.

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Lors de la dernière formation, le 9 juin 2018, nous avons pu nous mixer et hypnotiser en plein milieu de la Gay Pride à Toulouse. Un événement unique, bruyant, regroupant près de 30 000 toulousains prêts à faire la fête toute la journée. La bonne ambiance est contagieuse. Les catalepsies et les amnésies pleuvent, les fou-rires également.

Le soir, après plusieurs heures d’hypnose dans la rue, il nous est presque difficile d’arrêter les stagiaires. Quelques irréductibles ne veulent plus s’arrêter, tant ils sont submergés par des émotions galvanisantes qui font oublier tout leur stress préalable.

Quatrième jour : ouverture sur le monde thérapeutique et médical

Cette dernière journée n’est PAS destinée à vous apprendre l’hypnothérapie ou l’hypnose médicale. Nous avons une formation complète, sur 28 jours en présentiel, étalée sur 10 mois, qui permet cela.

Ce quatrième jour est simplement une ouverture. Je réalise des démonstrations sur des cas réels parmi les stagiaires qui souhaitent travailler sur un de leurs problèmes, et j’explique mes méthodologies et ma compréhension de la psyché humaine. Devant l’apparente simplicité des techniques employées, toutes apprises lors des trois premiers jours, les stagiaires comprennent l’immense travail déployé derrière depuis des années afin de les mettre en application dans un but d’accompagnement thérapeutique respectant toutes les utilités et les histoires des symptômes au niveau de l’inconscient.

Afin de vous donner quelques exemples, voici un rapide résumé des démonstrations effectuées lors de la formation, le 10 juin 2018 :

Une douleur à l’épaule depuis plus de 20 ans

Ce stagiaire a eu un grave accident de voiture lorsqu’il avait une vingtaine d’années. Au-delà de la perte de capacité de mouvement de son bras, il souffrait depuis de douleurs énormes calmées par 100μg de Morphine tous les jours. Suite à un traitement qu’il a suivi dans une autre discipline que l’hypnose, il a pu baisser à 50μg, ce qui me laissait entendre qu’il y avait peut-être des dimensions également psychologiques dans l’intensité de cette douleur.

En questionnant son inconscient, nous nous apercevons que l’origine de la douleur est avant tout psychologique. En remontant jusqu’au message initial, une belle réunification a eu lieu sous nos yeux entre l’esprit conscient sociétal et une autre forme d’intelligence émotionnelle à l’intérieur. Et la douleur s’en est allée…

Quelques heures plus tard, l’effet très addictif de la morphine finit par se manifester, et lui de s’exprimer : « incroyable, j’ai senti le besoin primaire de reprendre de la morphine, mais d’habitude c’est accompagné par une montée horrible de la douleur… Et là… Rien du tout. C’était impressionnant« .

Evidemment qu’il devra être accompagné et suivi de près par son médecin spécialiste afin de bien gérer la suite. Sans même toucher au symptôme, sans même rechercher à faire disparaître la douleur, l’inconscient a choisi par lui-même de la faire cesser dès lors qu’il s’est senti écouté. Nous avons redonné la parole à son inconscient, et il nous en a remercié. Voilà toute l’essence de la méthodologie Hunkaar.

Une phobie des araignées bien ancrée

La deuxième personne à se porter volontaire souffrait d’une phobie des araignées très très forte. A peine l’énonciation d’une araignée poilue, qu’elle présenta des symptômes de tremblements, de panique et de tachycardie. L’histoire de cette phobie appartenant à la vie privée de ce stagiaire, je ne l’aborderais pas ici pour des raisons évidentes. Néanmoins, en 40 minutes, l’inconscient faisait disparaître cette phobie et elle pouvait regarder une photo d’une araignée géante sur le téléphone, sans aucun symptôme négatif, chose qui était impossible auparavant. Son commentaire à la fin nous fit tous rire : « cela reste quand même très moche une araignée« .

analgésie de la main

Nous avons simulé la préparation à une opération chirurgicale au niveau de la main, en créant une analgésie grâce à une hallucination kinesthésique négative de l’émotion de la douleur. La stagiaire sentait au final un toucher engourdi, mais aucune douleur même lors de forts pincements sur le dos de la main. Evidemment, il s’agissait d’une démonstration pédagogique et l’analgésie n’était certainement pas suffisante pour une réelle opération. Mais si nous pouvons atteindre ces degrés d’analgésie en quelques minutes seulement, cela en dit long sur les possibilités dès lors qu’une bonne préparation est possible.

Bilan de la formation

Des larmes de rire aux larmes plus douloureuses quelquefois, nous avons tous partagé un moment d’intimité très fort lors de la découverte de nos inconscients respectifs. Chaque formation d’Hypnose Générale est un élan d’amour qui peut changer des vies. On vient pour apprendre à hypnotiser, et on repart avec la volonté suprême de redonner la parole à son inconscient afin de retoucher du doigt un bonheur oublié, et l’envie de le propager autour de nous ensuite. L’émerveillement par le jeu amène des changements bien plus profonds qu’on ne peut l’imaginer. Et quand on y a goûté, c’est une philosophie de vie qui s’ouvre à nous.

Si vous avez suivi cette formation, vous êtes évidemment libre de commenter ci-après et de donner vos impressions. Pour les autres, vous pouvez nous poser toutes les questions que vous souhaitez.

Voici quelques témoignages laissés sur notre questionnaire de satisfaction en ligne :

Merci, merci, merci ! Le coté humain est présent dans le contact ainsi que les discours. Cette formation m’a apporté des réponses que je n’attendais pas, et que je n’étais pas venu chercher ! Jean-Emmanuel m’a ouvert des portes, que dis-je, des baies vitrées sur l’être humain, son cerveaux et ses capacités….

Cette formation est l’aboutissement de 3 ans de formation à l’hypnose académique. Elle a été la cerise sur le gâteau. En fait, la cerise est 10 fois plus grosse que le gâteau. Merci

Il y a la formation… Et il y a le formateur. C’est que la que le résultat dépasse les attentes. Le plus difficiles va être de trouver d’autres formateurs de ce niveau. Maintenant pour des personnes ne comprenant pas tous les messages je pense que les techniques, méthodes et outils sont très bien présentés.

J’ai trouvé ce que j’attendais lors de cette formation. Une approche claire, saine, simple de l’hypnose ou de la communication avec l’inconscient. C’est ce que je n’arrivais pas à « toucher du doigt » et que les autres formations que j’avais suivi il y a longtemps ne m’avaient pas apporté. Pour moi, la mise en situation dans la rue est le point clé et la force de la formation. Les démos du 4eme jour enfoncent le clou en montrant l’efficacité de cette méthode (et de Jean-Emmanuel) en thérapie ou auto-hypnose. La boucle est bouclée…y a plus qu’a passé à l’action si l’on veut progresser…et c’est mon cas. En plus c’est trop fun 😉

Prochaines dates disponibles

28 juin - 1er juillet 2018COMPLET
30 août - 2 septembre 2018COMPLET
11 au 14 octobre 2018COMPLET
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A propos de l'auteur

Jean-Emmanuel
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