L'hypnose qui donne la parole à l'inconscient

La vision de mon inconscient : le trauma

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Lors d’une séance d’auto-hypnose avec écriture automatique, j’ai reçu un message de mon inconscient qui m’a donné une vision du Trauma que je chéris encore aujourd’hui. Suite à la formation « hypnose & trauma » de ce week-end à HUNKAAR qui s’est merveilleusement bien déroulée, j’ai eu envie de me découvrir un peu plus en vous partageant ce petit texte publiquement.

Tout le monde est rempli de traumas.

Il n’y a pas de petits traumas, il n’y a que des traumas qui, additionnés, forgent l’ensemble d’une personnalité en société.

Qu’il s’agisse de traumas physiques, sexuels, émotionnels, ou même spirituels, nous vivons dans une société où les traumas sont tellement présents et prédominants que l’on peut naïvement se demander comment l’ensemble corps-esprit continue à fonctionner durant tant d’années sans que le corps s’autodétruise suite à toute cette souffrance accumulée. A moins que ce fût déjà le cas et que nous l’acceptions tous comme une fatalité.

L’être humain est doté d’une résilience extraordinaire. Elle fait partie d’un processus dont l’Homme a oublié la deuxième partie : survivre d’abord, grandir et évoluer ensuite. A la place, nous restons figés dans le passé.

Le trauma est une expérience violente non digérée, une expérience qui nous a fait sortir de notre chemin de vie momentanément. Et alors, tant bien que mal, nous nous égarons hors de la voie principale, dans une direction inconnue aussi troublante que menaçante avec ce manque corporel indélébile qui rappelle sans cesse : « je ne suis pas à ma place ». Les symptômes grandissent, les maladies se généralisent, et nous y trouvons toutes les explications possibles, sauf la plus évidente. Le corps parle et nous ne l’entendons pas. Nous dissimulons sans relâche dans notre esprit, dans notre corps ou à travers des activités dans la société que nous ne sommes plus complètement heureux. Noyés dans le travail, les addictions, les douleurs, nous cachons au mieux toutes ces émotions enfouies avec la volonté d’en montrer le moins possible. Et, paradoxe le plus total, nous conservons toujours cette flamme de l’espoir vain qu’un jour nous puissions retrouver la bonne trajectoire, comme par enchantement, sans trop d’efforts. Hors, dans l’évitement permanent de toutes nos peurs, ces mémoires de la douleur, nous n’autorisons plus le vrai moi à sortir, parce qu’il est devenu synonyme de terribles peines.

Pourquoi donc ? Demandai-je à mon inconscient…

La peur d’être jugé, la peur de perdre le contrôle, la peur de montrer ses fragilités, la peur de la mort, la peur de blesser, la peur de perdre ceux que l’on aime, la peur du changement. Les traumas se déversent dans tous les aspects de notre vie. Ostentatoires, ils s’imposent petit à petit dans notre quotidien jusqu’à le rendre invivable, espérant enfin être entendus. Il n’en est rien. Et on en oublie chaque jour un peu plus qui on est vraiment. On finit par devenir ses peurs, les incarner totalement, et elles semblent se coller à nous viscéralement comme des verrue auxquelles on s’associe, faute de savoir comment s’en libérer.

Perdus, flottants sur un bateau en pleine mer, avec comme seul guide les vagues d’une météo capricieuse que l’on appelle « société ». De moins en moins d’étoiles pour nous guider, un compas détraqué, le soleil caché par les nuages émotionnels noirs, notre imaginaire s’éteint pour nous protéger des sombres ténèbres ; le trauma non assimilé nous mène à notre perte.

Malgré ces images effrayantes, les êtres humains que nous sommes continuent à aller de l’avant, à se battre contre vents et marées, aveuglément, sans jamais regarder derrière. On nous dit que la solution est forcément devant. Les poids qui nous condamnent sont pourtant derrière.

Accepter la fatalité de l’autodestruction corporelle est devenu un fléau mondial. Un choix d’ignorance globale face à nos propres émotions, englouties par la nécessité d’être toujours solide dans une société qui ne pardonne rien aux faibles.

Il y a encore un espoir. Apprendre aux gens à se réapproprier leurs monstres intérieurs avec une puissance infinie d’amour, de compassion, de paix, et de bienveillance. Le corps possède toutes les clés, à condition de prendre tout le temps de l’écouter. La tête en direction des étoiles, enfin lever ce voile noir et se reconnecter à l’essence de sa vie. Enfin aussi, retoucher du doigt toutes les couleurs du bonheur.

A propos de l'auteur

Jean-Emmanuel

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