Les coulisses de la formation autohypnose HUNKAAR, et de la prochaine sur les rêves

Le deal avec mon inconscient était sur la table depuis longtemps déjà : je devais publier ma nouvelle formation en ligne sur le thème de l’autohypnose avant la fin 2020. J’ai tardé, pour plein de raisons. Et c’est finalement le 30 décembre que je l’ai ouverte au grand public, finalisant ainsi avec succès mon deal dans un ultime rush juste avant le réveillon du nouvel an.

Se lancer des défis, ça a du bon, surtout quand on se donne les moyens de les honorer ensuite. L’estime de soi prend alors un sacré coup de boost. Je me pardonne également volontiers toutes les autres fois où j’ai foiré ces défis. A chaque fois, je mets tout en place pour en ressortir grandi et m’améliorer pour les fois suivantes. Et ce sera peut-être encore une fois le cas avec cette formation sur les rêves que j’ai beaucoup de mal à avancer. Et l’échéance approche : fin mars 2022. Avec des formations en présentiel prévues quasiment chaque semaine disponible d’ici-là, je commence à douter de ma réussite sur ce défi. Suspens.

Quelle galère de créer cette formation autohypnose !

D’un point de vue cartésien et très rationnel, c’était une bonne suite logique des formations proposées en présentiel. Un “suivi” à distance possible pour que tous mes stagiaires puissent continuer à pratiquer la méthode Hunkaar depuis chez eux. Et ce support en ligne devait être particulièrement adapté pour toutes celles et ceux qui auraient du mal à être complètement autonome dès la sortie du stage. Et la porte resterait évidemment ouverte pour tous les curieux qui ne me connaissent pas encore en vrai et qui souhaiteraient me “tester” à travers des contenus dématérialisés.

J’ai donc cherché à en retirer des directions essentielles et uniques à HUNKAAR :

Une formation qui n’existe pas déjà.

Je souhaitais créer une formation originale, qui sorte des sentiers battus.

Cela excluait donc toutes les formes d’autohypnose guidées que l’on voit circuler sur Internet. Des voix qui vous disent d’aller en hypnose “seul”, mais qui vous disent quoi faire et comment le faire tout au long de la vidéo. Et comme vous êtes sans hypnotiseur chez vous, on appelle ça de l’autohypnose. Sacrilège. Au mieux, une hétéro-hypnose dégradée. L’unique autohypnose selon moi est une hypnose réalisée seul, sans voix extérieure comme guide. Je voulais donc apprendre à qui le souhaite cette complexité-là : être capable de s’auto-hypnotiser en redonnant la parole à son inconscient, sans aide extérieure.

Je ne souhaitais pas non plus redonner des techniques qui sont trouvables facilement sur Internet en quelques minutes. Que toutes celles et ceux qui tapent sur Google “apprendre l’autohypnose” et qui finissent par tomber sur HUNKAAR ne retrouvent pas ici les mêmes informations reformulées différemment.

Il me fallait donc INNOVER. Tâche difficile dans un monde de l’hypnose déjà bien saturé. Et si je demandais à mon inconscient à quoi devrait ressembler ma formation d’autohypnose ? C’est ce que j’ai fait. Parfumée de mon côté plus critique et organisé, l’orientation est devenue plus claire.

L’autohypnose HUNKAAR : oser se mettre à nu

Dans la grande majorité des formations, le formateur est uniquement dans son rôle de formateur. Il est concentré sur la transmission de ses compétences et la qualité de sa pédagogie. Pour changer de perspective, je me suis simplement mis dans la peau d’une personne qui s’autohypnotise pendant toutes les phases de préparation de la formation. Etant “difficile à hypnotiser” moi-même, j’ai essayé de penser à tout le monde.
Vous me voyez et m’entendez évoluer tout au long des vidéos de la formation. Je ne suis plus le même lors des dernières vidéos, et je suis persuadé que vous sentez aisément la différence. Plusieurs mois de travail acharné sur moi-même afin de vendre uniquement du contenu que je sais pratiquer sur moi parfaitement malgré toutes les protections émotionnelles m’en empêchant au départ. Un énorme travail sur moi, pour vous. Et au final, pour moi.

J’ai eu beaucoup de mal à apprendre à vivre l’autohypnose. Cela m’a pris des années. Le chemin que j’ai suivi fut long et fastidieux, mais aussi riche en apprentissages et il me permet aujourd’hui de transmettre une méthode qui marche sur presque tout le monde. Je vous montre ce que je pense être les bonnes postures pour s’auto-hypnotiser et j’essaie de le faire de la manière la plus pédagogique possible.

C’est cette posture que j’ai souhaité laisser s’incarner en moi tout au long de cette formation. Moitié formateur, moitié pratiquant. Evoluer avec ma méthode afin de vous encourager à évoluer de votre côté aussi à mes côtés. Et que le tout soit PALPABLE.

Plusieurs mois d’évolution pour y parvenir

Retour en mars dernier, lors du premier confinement de 2020. Je me suis fixé un objectif (parmi beaucoup d’autres) au cours de ce confinement : tenter de sortir une vidéo filmée seul devant la caméra. Du jamais vu pour moi. J’ai toujours été filmé jusque-là, même par les plus grandes chaînes télé (M6, France 2), dans un cadre où je suis pleinement dans mon rôle d’hypnotiseur. De la même façon, j’ai filmé plusieurs dizaines de vidéos de démonstrations lors de mes formations, que j’ai ensuite diffusées à mes stagiaires. Facile pour moi, étrangement. Un jour de très beau temps, je me suis mis dans le jardin, caméra sur son trépied, micro-cravate installé, et j’ai parlé seul devant la caméra. C’était horriblement difficile. J’en ai pleuré par moment tellement c’était un calvaire de réussir à trouver mes mots. Alors qu’en formation, je me suis toujours senti super à l’aise pour communiquer mes pensées. Je n’ai jamais publié ces clichés et je ne le ferai jamais. Ils m’ont servi de petite graine qui a mis plusieurs mois avant de germer. De nombreuses séances d’autohypnose plus tard, et avance rapide jusqu’à la mi-mai, où, sortie du confinement en approche, j’ai fait le constat amer suivant : pas encore prêt. Toutefois, j’ai quand même sorti des podcasts avec Gabriel : première étape forte symboliquement. On en est au septième à l’heure de publication de cet article, et une certaine aisance semble se dessiner podcast après podcast. A défaut de me voir, vous avez commencé… à pouvoir m’entendre. Je prévoyais alors pour fin août 2020 quelques jours dans mon agenda réservés à l’apprentissage de parler seul devant ma caméra. Aie aie aie. J’ai dégusté.

J’ai finalement préféré peaufiner le plan de la formation, ce que j’aimerai y voir apparaître et sur l’approche à utiliser pour transmettre au mieux autant l’état d’esprit que les techniques. J’ai aimé l’idée d’utiliser un maximum d’autohypnose durant la phase de conception de cette formation afin qu’elle me permette de grandir autant qu’à tous les futurs apprentis. Réaliser de nombreuses séances exploratrices pour mieux comprendre encore les limites et les dangers de l’autohypnose, voilà un plan qui me parlait !

Et tout s’est ouvert à ce moment-là.

Négociations après négociations, une idée germa dans mon inconscient : vous parler face caméra, en autohypnose, serait une porte beaucoup plus aisée que de vous parler dans mon état ordinaire. Libéré de certaines fragilités et peurs, ce prétexte de l’autohypnose m’a permis de trouver le juste équilibre pour permettre à mon image le doit d’exister sur ces vidéos sans avoir l’envie féroce de les effacer aussitôt. Je réussissais ainsi à me regarder avec autre chose qu’un regard négatif. J’ai été très fier de ce premier pas, et j’ai pu me regarder évoluer tout au long de cette formation avec beaucoup de bienveillance et d’apaisement.

Bien vivre l’autohypnose pour mieux la transmettre

Quand on est au départ un sujet difficile à hypnotiser, l’autohypnose peut représenter une montagne à gravir. J’y ai passé des dizaines d’heures ces derniers mois. Les confinements à répétition aidant, j’ai pu ainsi me réserver des créneaux presque quotidiennement afin d’explorer la communication avec mon propre inconscient sous toutes les facettes possibles et imaginables. Bien plus ardemment que si j’avais été enlisé dans un quotidien plus banal. La volonté de créer cette formation m’a fait pousser des ailes, et j’ai beaucoup grandit dans de nombreux domaines dans le but de vendre une formation dont je peux être fier.

  • L’écriture automatique
  • Le dessin automatique
  • La peinture sous hypnose
  • La respiration (ou rétention de respiration)
  • La danse
  • La musique

Je me suis éclaté. J’ai suivi mon guide intérieur dans des dynamiques peu ordinaires. Repeindre un mur en laissant s’exprimer son petit enfant intérieur n’a rien de commun, et pourtant je l’ai fait. Et croyez-le ou non, c’était pour mon plus grand bien ! Aujourd’hui encore, j’adore travailler et m’amuser dans mon bureau à la maison avec ce mur repeint derrière moi. C’est comme si je chérissais chaque jour un peu plus ce petit Jean-Emmanuel que j’aide à guérir de tous ses maux passés.

Une version très enfantine de moi s'est exprimée ce jour-là

J’ai vécu des transes extraordinaires et j’ai progressé dans mon bien-être mental et physique comme jamais auparavant.

Et pourquoi une formation sur les rêves ensuite ?

J’en ai déjà parlé dans un article sur les rêves lucides (que je vous recommande vivement et qui est l’essence de cette formation à venir), je suis fan de l’exploration des possibles dans les rêves. Quand mon inconscient se réveille dans ma réalité à travers l’écriture automatique, je suis émerveillé. Quand je me réveille dans le monde de l’inconscient, le rêve, je le suis tout autant. L’apprentissage des rêves lucides demande une rigueur et une discipline au moins aussi forte que pour l’hypnose, surtout pour les personnes ayant des difficultés au départ à se souvenir de leurs rêves. Nous ne partons pas tous du même point de départ. D’abord on apprend à bien se souvenir de ses rêves, et ensuite on embrasse la voie d’apprendre à “devenir conscient” dans les rêves afin de jouir d’un pouvoir total sur une autre réalité : la sienne, onirique, infinie.

Là encore, j’ai à cœur d’explorer par moi-même l’étendue des possibles avant de retranscrire mon aventure lors de cette formation en ligne sur les rêves. C’est énormément de travail, et je cale un peu en ce moment avec une vie déjà bien remplie. Les jours passent, et la fréquence des rêves lucides s’amenuise. Les rêves deviennent plus flous et moins réguliers.

J’écris cet article parce que j’en ai besoin. Peut-être afin de trouver en moi des ressources supplémentaires pour, disons-le, me bouger un peu plus les fesses. Un petit coup de pression pour me rappeler que les semaines s’écoulent et qu’il me reste tant à explorer encore.

Pfiou. C’est dur. Mais je sais que ça en vaut la peine.

Allez, courage, je vais y arriver.

(Ou pas.)

Tiens, une partie de moi doute encore. Ce genre de pensées parasites se fait plus rare dans ma vie mais persiste encore quelquefois sur des sujets bien précis. Je crois que j’ai bien mérité une petite séance d’autohypnose HUNKAAR. Cette partie de moi pense sûrement bien faire en m’envoyant ce genre de pensées négatives. Une exploration s’impose pour en comprendre le sens.

Un jour, cette formation sera publiée. Et ce jour-là, je serai fier de moi et de toutes les difficultés surmontées pour y parvenir. Ce jour-là, je serai un nouveau moi encore plus proche de qui je suis au fond. Libre d’accomplir.

2 réflexions au sujet de “Les coulisses de la formation autohypnose HUNKAAR, et de la prochaine sur les rêves”

  1. Déjà un jour, je sais que je vais suivre cette formation sur les Rêves et je m’en lèche déjà les neurones.
    Autant que j’ai apprécié celle sur l’auto-hypnose, et pourtant je pensais déjà savoir… et faire !. Avec toi, Jean-Emmanuel, on en apprend à chaque rencontre.
    Tu es un super décodeur Manu, le sais tu ? Pour preuve, ce dernier podcast avec Gabriel, sur l’Intelligence émotionelle: clair, juste et en totale adéquation avec ce que l’on vit en séance. (et Merci à Gabriel, pour la justesse de ses relances) Bravo. Continue !

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