Mon premier module HUNKAAR

Le contexte

Lorsque nos apprentis hunkaariens finissent la certification HUNKAAR, nous leur proposons ensuite de revenir une fois par an pour un module intensif de cinq jours appelé “module complémentaire” avec un double objectif :

  • Vivre en immersion un nettoyage de printemps et une belle reconnexion à son référent.
  • Poser des questions et partager lors de débriefings post-séances tous nos apprentissages afin de grandir tous ensemble année après année.

Cette année, avec l’accord de tous les participants, Aurore et moi étions descendus de nos tabourets de formateurs pour redevenir de simples pratiquants HUNKAAR. Pour la première fois de ma vie, j’allais hypnotiser et être hypnotisé pendant cinq jours consécutifs et vivre au sein d’un groupe bienveillant un module entier d’HUNKAAR en totale immersion. Wow. J’attendais ça depuis plus d’un an.

Au début du module, nous passâmes un certain temps à constituer les binômes. Sachant que nous resterions cinq jours avec le même partenaire pour repousser nos limites avec le plus de sécurité possible, nos référents furent assez exigeants. En tenant compte des combinaisons de tout le monde, Sylvaine et moi formâmes l’ultime binôme.

La succession des séances au cours de ces cinq jours déroula sous nos yeux ébahis une histoire bien ficelée et le bouquet final fut à couper le souffle. Jamais je n’aurais pu anticiper qu’une suite d’événements dans ma vie, il y a quatorze ans déjà, sans aucun rapport les uns avec les autres, finirait par se relier dans une vaste toile tissée par des fils d’amour.

Bien que Sylvaine et moi-même étions tous deux très réceptifs à l’hypnose, nos débuts de séances furent honorés par un bel éloge de la lenteur.

La séance

Debout l’un en face de l’autre, Sylvaine prit la parole en premier :

Nous revoilà pour une séance au cours de laquelle nous explorerons un peu plus encore le chemin proposé par Namilélé. Quand tu seras prêt Jean-Emmanuel, tu pourras fermer les yeux pour me le faire savoir.

* Après quelques grandes respirations, Jean-Emmanuel ferma les yeux *

Phénomènes idéomoteurs libres

Très bien. Alors allons-y. Namilélé, prends tout le temps dont tu as besoin et viens prendre possession des bras en les bougeant le plus librement possible. Et quand tu te sentiras suffisamment présent dans les membres supérieurs pour ouvrir une communication avec nous, tu pourras faire se rencontrer les deux mains et les immobiliser.

* Namilélé se lança dans une chorégraphie laborieuse composée de saccades et de gestes maladroits qui petit à petit gagnèrent en fluidité. Les mains rentrèrent en contact en même temps qu’elles se déposèrent sur la poitrine après dix bonnes minutes. *

Installation du signaling

– Merci beaucoup Namilélé. Je t’invite maintenant à ouvrir la communication avec nous en nous proposant deux gestes différents de ton choix qui auront chacun une signification particulière. L’un voudra dire “oui”, et l’autre voudra dire “non”. Afin de bien t’entraîner à la hauteur de tes besoins, tu seras libre d’enchaîner autant de gestes “oui” et autant de gestes “non” que tu le souhaites, et tu manifesteras que tu es prêt en immobilisant les bras dans une position neutre après un ultime geste “oui”.

* D’abord à peine perceptible, l’alternance des mouvements de doigts et de poignets dans les deux mains donnèrent naissance à des picotements et des fourmillements jusqu’aux biceps, dévoilant ainsi une plus grande présence de Namilélé. Ce dernier amorça avec plein de douceur un ultime geste “oui” et les mains s’arrêtèrent de bouger, en apesanteur. *

Le test d’indépendance

– Génial. Namilélé, est-ce que tu es ok pour passer au test d’indépendance ?

* Geste OUI *

– Super. Alors allons-y. A toi Namilélé de commencer à faire se rapprocher les mains pour lancer le test d’indépendance. Et tu mettras petit à petit toute ta force disponible dans le mouvement des mains avec comme but ultime qu’elles finissent par se toucher. Quant à toi Jean-Emmanuel, tu auras la responsabilité d’opposer avec le plus de justesse possible des interférences à ses mouvements. Tu enverras alors à ta manière des intentions pour que les mains s’écartent. Que ce soit à travers de l’imaginaire, des métaphores, et pourquoi pas des contractions musculaires, tu marqueras ta présence à la hauteur des forces de Namilélé pour lui apprendre à gagner encore plus de place dans les bras. Toujours dans la lenteur et la décomposition. En augmentant progressivement avec le plus de délicatesse possible la force de tes interférences pour que Namilélé grimpe en intensité de présence en même temps que toi.

* Jean-Emmanuel attendit que Namilélé lançât l’assaut en faisant se rapprocher les mains de quelques centimètres, puis il envoya des interférences avec sa tête tout en envoyant de l’amour avec son cœur. Son interférence n’était pas une résistance. Son interférence était un acte de foi. Permettre à ce moi intérieur de prendre encore plus vie. Après chaque niveau franchit, les bras se contractèrent un peu plus musculairement. De multiples étages furent ainsi franchis jusqu’à ce que Namilélé se rapproche un peu trop près d’une partie protectrice. Jean-Emmanuel, sentant les forces de ce dernier à leur limite, baissa très légèrement l’intensité de ses interférences pour laisser son guide traverser la ligne d’arrivée victorieux. Après le contact des deux mains, Namilélé leva les deux bras très haut dans les airs durant un long moment. On aurait dit deux ailes qui se déployaient pour embrasser le vent avant de décoller.

Jean-Emmanuel sentit la sensation de dissociation remonter jusque dans le cou, laissant ainsi la possibilité à Namilélé de monter jusque dans la tête. Pendant ce temps, les bras flottaient toujours, portés par des coussins d’airs impressionnants de réalisme. *

Mouvements libres après le test d’indépendance

– Bravo Jean-Emmanuel et Namilélé, vous avez été parfaits. Namilélé, prends tout le temps dont tu as besoin pour affiner ta présence dans l’ensemble du corps. Et quand tu seras prêt à te saisir du crayon pour reprendre là où nous nous étions arrêtés la dernière fois, tu pourras faire se rencontrer les mains une nouvelle fois.

* Namilélé, sans doute un peu pressé d’offrir à Jean-Emmanuel les clés de sa propre maison, colla les deux mains au bout d’une trentaine de secondes seulement. *

Mise en place de l’écriture automatique

– Namilélé, pourrais-tu bouger la main avec laquelle tu souhaiterais tenir le crayon à papier s’il te plaît ?

* Namilélé brandit fièrement la main gauche. Jean-Emmanuel étant quant à lui droitier. *

– Je vais essayer de positionner le crayon dans ta main au mieux, et prends quelques temps après pour bien le repositionner. Ensuite, tu pourras gribouiller sur la feuille à ton rythme, en cherchant à respecter toutes les parties inconscientes, et en prenant tout le temps dont tu as besoin. J’attendrai que tu me fasses le signe infini en boucle sur la feuille pour me signaler que tu es prêt à communiquer.

* D’abord timide, le crayon glissa vers chaque recoin de la feuille. Quand la première émotion s’invita au niveau du thorax, les marques brunirent et les premiers trous apparurent. Ces traits plus appuyés dessinèrent un petit geyser de colère. Plus tard, d’autres traits plus fins et plus discrets racontèrent toute la tristesse enfermée dans le corps depuis quatorze ans. Après vingt minutes de ce traitement, des bouts de mines gisaient au sol en compagnie de plusieurs feuilles déchirées. Symboliquement, ces feuilles mourraient les unes après les autres pour permettre aux émotions de refaire surface tout en étant enrobées de tout l’amour de Namilélé.

Enfin, des traits horizontaux successifs suivis de petites vagues arrondirent les angles pour parvenir à dessiner les deux boucles du signe infini. *

Nouveau signaling avec l’écriture automatique cette fois

– Super. Maintenant, je t’invite à dessiner sur la feuille des signes “oui” et des signes “non” autant de fois que tu en as besoin, en finissant par un ultime signe “oui”.

* Namilélé dessina des ronds pour “oui” et des traits horizontaux pour “non” en variant les rythmes et les intensités jusqu’à finir par se repositionner au centre de la feuille en s’appliquant particulièrement pour le dernier cercle. *

Vérification écologique suite à une libération émotionnelle intense

– Je t’invite à prendre un peu de temps pour explorer si toutes les parties inconscientes se sont senties respectées et en sécurité lors des libérations émotionnelles durant la phase de gribouillage. Et si tout est ok, fais-moi le signe “oui”. Sinon le signe “non”.

* Un apaisement généralisé envahit le corps de Jean-Emmanuel. *

* Signe OUI *

Réparation des émotions libérées

(Vous pouvez retrouver toutes les explications détaillées de la réparation dans cet article consacré au scénario réparateur.)

– Namilélé, est-ce que tu es ok maintenant pour réparer ces émotions ?

* Signe OUI *

– Alors vas-y. Prend bien tout le temps et ne lève le crayon de la feuille que lorsque tu auras terminé.

* Le crayon gribouilla activement pendant cinq bonnes minutes avant de s’immobiliser dans les airs. *

– Super. Est-ce que tout s’est bien passé pour toi Namilélé ?

* Signe OUI *

Intégration des émotions réparées

– Est-ce le moment de passer à l’intégration ?

* Signe OUI *

– Ok. Est-ce que tu as des informations à faire remonter au conscient avant qu’on te laisse finir cette intégration grâce à un signaling temporel ?

* Signe OUI *

– Est-ce que tu as besoin d’un peu de temps pour t’entraîner à faire des lettres avant d’écrire des mots ?

* Signe NON *

– Alors je t’invite à écrire directement sur la feuille un ou plusieurs mots afin de nous mettre sur la voie.

* SWAN *

* PAPA *

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