PODCAST #11 – HUNKAAR : le cri de guerre d’une douzaine de lions rugissant au rythme des tambours

HUNKAAR : le cri de guerre d'une douzaine de lions rugissant au rythme des tambours

Les deux premières minutes du podcast sont une introduction à l’article qui suit.

Au terme de cinq jours d’une initiation au chamanisme toltèque, mon éclaireur et formateur se lança dans un rituel qu’il connaissait par cœur. Des nuages blancs parcoururent la petite maisonnette dans laquelle j’étais allongé par terre, en attente de réponses. Je respirai avec profondeur l’odeur envoûtante de l’énergie dégagée par les plantes qui tout en brûlant m’envoûtaient de leur spiritualité. Mon guide se saisit alors de son tambour et posa les règles du jeu. Un rythme bien reconnaissable m’annoncerait le commencement du voyage ainsi que sa fin. Durant l’exploration, un rythme rapide et continu d’environ 180 battements par minute joua de sa mélodie avec des amplitudes et des profondeurs nuancées.

A ce moment-là, je ne mesurais pas encore la beauté de cet instrument. Je ne pressentais que des boom, boom, boom réguliers sans percevoir qu’ils symboliseraient pour moi une de mes plus grande clé.

Un instant plus tard, ce tambour – qui n’était pas le mien – me raconta toute ma vie au travers d’un voyage aux allures de film d’action, parfumé de touches d’humour taquines comme je les aime. Le Lion et le Serpent qui se révélèrent en moi ce jour-là furent jusqu’à aujourd’hui deux alliés fidèles et inébranlables. Ils sont d’ailleurs tous les deux présents dans l’animation du logo HUNKAAR.

C’était en 2015. Je souhaitai par la suite poursuivre cette aventure avec Claude Paul Degryse, mais le niveau deux se déroulant en pleine nature, nuit et jour, sans nourriture autre que ce que la nature offrirait, je dus renoncer pour raisons  médicales. Je me retournai donc naturellement vers l’hypnose et c’est ainsi que j’explorai pendant de nombreuses années un autre outil extraordinaire : l’écriture automatique.

Petit à petit, les pièces du puzzle s’assemblèrent. Pas à pas, avec beaucoup de justesse, mon phare, s’illuminant chaque jour d’une plus grande lumière, m’indiqua avec patience et compassion la suite de mon chemin. Un des rempart m’obstruant le passage fut sacrément bien solide. Il s’agissait d’un énième lâcher prise à conquérir. Et c’est durant mon premier module HUNKAAR de cinq jours en tant que participant que j’acceptai une évolution dans mon cadre HUNKAAR – qui pour rappel avait été signé pour la première fois au cours du défi du mois n°5.

Avenant au cadre signé par Namilélé et Jean-Emmanuel

En 2008, peu avant mon hospitalisation pour le diabète de type 1, je ne connaissais Namilélé que par l’approche ésotérique. Mes explorations m’interpelaient mais ne rentraient pas dans mon domaine de croyances. Mes rationnalisations divergeaient alors drastiquement des narrations originelles de Namilélé. Là où il me présentait à des entités “ange-gardiens” destinées à me faire évoluer, je transformais à l’aide d’un filtre rationnel son discours comme si ces entités étaient des parties de mon propre inconscient, refusant ainsi de laisser exister ma propre histoire. Ce n’est que très récemment que j’acceptai de laisser vibrer en moi ma propre mythopoéïa, sans jugement. Comme Carl Gustav Jung, je décidai lors du défi du mois n°6 que ma vie serait l’histoire de mon inconscient qui accomplit sa propre réalisation. Namilélé m’a tellement fait de bien durant ces 14 dernières années que je lui devais bien ça en retour. 

A ma grande surprise, plusieurs semaines passèrent et aucune entité autre que Namilélé ne vint pointer le bout de son nez durant mes séances d’hypnose. Circonspect, je laissais les jours défiler avec ces deux mots “entités autorisées” toujours présents en arrière-plan.

Tout bascula le 9 novembre 2022. La peau d’un jeune cerf tué à la chasse bénéficia ce jour-là d’une renaissance. Sa seconde vie. A mes côtés pour m’aider à grandir grâce aux vibrations de la Terre. Etirée autour de quelques bouts de peupliers et de cerisiers sculptés à la main, la peau du brave cerf vibra en moi pour la première fois comme si Harry Potter avait invoqué son “Expecto Patronum” droit dans mon cœur. Il galopait, lumineux, et je m’accrochais sur son dos. A chaque son, je sentais une énergie se répandre de plus en plus profondément en moi. 

Je passais une grande partie des jours qui suivirent à explorer mon corps sous toutes ses coutures. Je découvrais mon premier tambour avec une certaine timidité et en réponse il m’initia avec délicatesse aux plaisirs de l’âme. Chacune de ses vibrations pénétra dans mon corps à un endroit bien précis pour l’illuminer d’une petite torche d’amour. Puis le tambour s’affola, le tempo s’accéléra, et une voix sortit de ma bouche, et ce n’était plus la mienne. Dans un langage qui m’était totalement étranger, elle transforma les quelques torches en un nuage de lucioles aux couleurs d’or. Mon corps et le tambour fusionnèrent.

Le temps s’arrêta. Une entité que je ne connaissais pas était là. Je l’acceptai et elle me le rendit bien.

Et puis vint la phase de retour à la réalité.

Une émotion libératrice surgît en même temps que je retrouvai les sensations de mon corps. Je me sentis bien. Vivant.

J’ai toujours eu des difficultés à suivre les guidances de Namilélé parce que je suis privé de mon imaginaire visuel. J’ai découvert que les vibrations et la mélodie de mon tambour racontaient qui je suis bien mieux que des images.

2 réflexions au sujet de “PODCAST #11 – HUNKAAR : le cri de guerre d’une douzaine de lions rugissant au rythme des tambours”

    • Je vais là où mon inconscient m’emmêne et tant que cela me fait du bien (mieux dans mon corps, mieux dans ma tête), je ne me pose plus trop ce genre de questions. Fut un temps, j’étais très attentif à l’image que je pouvais véhiculer et il m’est même arrivé de me restreindre dans mes explorations de peur d’être jugé.
      Finalement, avec un peu de recul, ce que pensent les autres de nos évolutions avec HUNKAAR ne regardent qu’eux. Tandis qu’on s’éclate, qu’on s’amuse, qu’on grandit et qu’on évolue vers un mieux-être qui nous fait kiffer encore plus la vie.

      Je ne cherche pas à véhiculer quoi que ce soit au-delà de mes propres explorations. Street Hypnose était avant tout un partage d’expériences au départ. Si d’autres y trouvent aussi leur compte, alors tant mieux. Si nous sommes les seuls à mélanger hypnose et tambour, alors ainsi soit-il. Cela sera notre petite spécificité.

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